H BARQUE
Il ne commande point que l’on s’y précipité.
p o lÿ eu c t”e. *'
Plus elle est volontaire, et plus elle médite..
4" . HEARQU|j
Il suffit, sans chercher, d’attendre et de souffrir.
•• ' . POL-Y.EUCTE.
On-gtulîrc avec regret quand on n’ose s’offrir.
H É ARQUE. •' r- . - , r ^ \
Mais dans ce temple enfin la mort est assurée.
POEYEUCTE. • ’
Mais dans le ciel d(j|&da palme est préparée.
"^KIrQue. 1 ' ‘
Par une sainte vie il faut la mériter.
4t POLYEUCTE.
Mes crimes en vivant me la pourroient oter.
Pourquoi mettre au hasard ce -que la mort assure? Quand elle ouvré le ciel, peut-elle sembler dure? Je suis chrétien, Néarque, et lésuis tout a fait;
La foi que j’ai reçue aspire à son effet.
Qui fuit croit lâchement, et n’a qufchiç foi morte.
NEARQUE. ^
Ménagez Votre vie, à Dieu même
iporie;
46 POLÏEDÎ3TÏ. ' . ,
Vivez pour protéger les eliiétiêns eu ces lieux.
POLïEUCTE.
L’cxciu pic. de ma mort les fortifiera mieux, " n® a b Que.
Vous voulez donc mourir?
PMï EXJCTE.
- - Vous aimez donc à vivre ?
' HEARQlTE.
Je ne puis déguiser que j’ai peine à vous suivre. Sous l’horreur des tournions je crains de succomber.
POLÏEUCTE.
Oui marche assurément n’a point peur de tomber: Dieu fait part., aq besoin, de sa force iulinie^ Quicriintde le pier, dans. son amc le nie;
Il croit le pouvoir faire, et doute de sa fqi.
. JjÊARQUE.
Qui n’appréhende rien prestune trop de soi.
POLÏELCTE. *’■
J’attends tout de sa grâce et rien de ma faiblesse.
Mais loin de me presser, il faut que je vous presse !
D’où vient celte froideur?
NEARQUE..
' ' Dieu même a craint la mort.
POLïEUCTE.
Il s’est offert pourtant : suivons ce saint effort; Dressons-lui des autels sur des monceairx d’idoles. Il faut, j& m& souviens encor de vos paroles, ÿrégliger,pourluiplaire, et femme' etbiens, etrang;
Exposer pour sa gloire et verser tout son sang. r *
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