‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 2Chapitre 23 sur 269 · H BARQUE · texte numérisé non relu

H BARQUE

Il ne commande point que l’on s’y précipité.

p o lÿ eu c t”e. *'

Plus elle est volontaire, et plus elle médite..

4" . HEARQU|j

Il suffit, sans chercher, d’attendre et de souffrir.

•• ' . POL-Y.EUCTE.

On-gtulîrc avec regret quand on n’ose s’offrir.

H É ARQUE. •' r- . - , r ^ \

Mais dans ce temple enfin la mort est assurée.

POEYEUCTE. • ’

Mais dans le ciel d(j|&da palme est préparée.

"^KIrQue. 1 ' ‘

Par une sainte vie il faut la mériter.

4t POLYEUCTE.

Mes crimes en vivant me la pourroient oter.

Pourquoi mettre au hasard ce -que la mort assure? Quand elle ouvré le ciel, peut-elle sembler dure? Je suis chrétien, Néarque, et lésuis tout a fait;

La foi que j’ai reçue aspire à son effet.

Qui fuit croit lâchement, et n’a qufchiç foi morte.

NEARQUE. ^

Ménagez Votre vie, à Dieu même

iporie;

46 POLÏEDÎ3TÏ. ' . ,

Vivez pour protéger les eliiétiêns eu ces lieux.

POLïEUCTE.

L’cxciu pic. de ma mort les fortifiera mieux, " n® a b Que.

Vous voulez donc mourir?

PMï EXJCTE.

- - Vous aimez donc à vivre ?

' HEARQlTE.

Je ne puis déguiser que j’ai peine à vous suivre. Sous l’horreur des tournions je crains de succomber.

POLÏEUCTE.

Oui marche assurément n’a point peur de tomber: Dieu fait part., aq besoin, de sa force iulinie^ Quicriintde le pier, dans. son amc le nie;

Il croit le pouvoir faire, et doute de sa fqi.

. JjÊARQUE.

Qui n’appréhende rien prestune trop de soi.

POLÏELCTE. *’■

J’attends tout de sa grâce et rien de ma faiblesse.

Mais loin de me presser, il faut que je vous presse !

D’où vient celte froideur?

NEARQUE..

' ' Dieu même a craint la mort.

POLïEUCTE.

Il s’est offert pourtant : suivons ce saint effort; Dressons-lui des autels sur des monceairx d’idoles. Il faut, j& m& souviens encor de vos paroles, ÿrégliger,pourluiplaire, et femme' etbiens, etrang;

Exposer pour sa gloire et verser tout son sang. r *

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