ACTE II, SCE.XE VI. 4i
Héla5Î q^avez-vous tait tic cette amour parfaite Que vous me souhaitiez, et que je vous souhaite?
S’il vous en reste encor n’êtes-vous point jaloux?
Qu’à grand’ peine chrétien j J en montre plus que vous?
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* WÉARQl* JF-
Vous sortez du bapLème; et ce qui vous anime,
C’est sa grâcé qu’en vousn’afloiblit aucun crime ^ Copiante encor toute entière, elle agit pleinement,
Ht tout semble possible à son feu véhément.:
Mais cette meme grâce en moi diminuée)
Et par mille péchés sans cesse exténuée-,
Agit aux grands effets avec tant de langueur,
Que tout semble impossible à son peu de vigucur,- Cette indigne moflcssc et ces lâches défenses Sont des punitions qu’attirent mes offenses-^.
Mais Dieu, dont on ne doit Jamais se défier,
Me donne votre exemple à me fortifier.
-fl Ion s., cher Polyeucle , al Ions aux yeux des hommes /$£'- Braver l’idolâtrie , et montrer qui nous sommes : Puissé-je vous donner Fexemple de souffrir,- .j*Çpmme vous me donnez celui de vous offrir!
P OA. Y EUC TE.
A. cet heureux transport quelAicl vous envoie, Je recohüois Néarque , et j’ën pleure de joie.
Ne perdons plus^le temps, le sacrifice est pré b; Allons-y du vraf Dieu soutenir l’intérêt) »
Allons foulër aux pieds et? foudre ridicule Dont armtp un bois pourri ce peuple Irojperédulo ;
48 rOLYEUCTE, ACTE II, SCENE VI.
Allons en éclairer l’aveuglement fatal; ( .
Allons briser ces dieux de pierre et de métal; Abandonnons nos jours à cette ardeur céleste; Faisons triompher Dieu : (ju’il dispose du resté»
Allons faire éclater saigloire aux yeux de tous. Et répondre avec zèle à ce qu’il veut de nous.