ARSINOÉ, ATT A.LE
Nous triomphons, Attale: et ce grand Nicomède Voit quelle digue iskue à ses fourbes succède.
Les deux, accusateurs que lui-même a produits ,
Que pour l’ assassiner jè dois avoir séduits,
Pour me calomnier subornés par lui-même,,
N’ont su bien soutenir un si noir stratagème:
Tous deux m’ont accusée , et tous deux avoué L’infâme et lâche tour qu’un prince m’a joué.
Qu’en présence des rois les vérités sont fortes !
Que pour sortir d’un cœur elles trouvent de portes ! Qu’on en voit le mensonge aisément confondu !
Tous deuxvouloientmeperdre,et tous deux l’ontpcrdu
Je sais ravi de voir qu’une telle imposture
Ait laissé votre gloire et plus grande et plus pure ;
Mais pour l’examiner , et bien voir ce que c'est ,
Si vous pouviez vous mettrçun peu hors d’intérêt! Voué ne pourriez jamais, sans un peu dé scrilpule . Avoir pour deux méchans une ame si- crédule.
Cès perfides tous deux se sont dit aujourd’hui Et subornés par vous , et subornés par lui :