‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 2Chapitre 245 sur 269 · ÎO ' NI COM È DE · texte numérisé non relu

ÎO ' NI COM È DE

Et. lorsqu’il l’a fallu puissamment secourir,

Que la moindre longueur l’auroit laissé périr,

Quçl autre a mieux pressé les secours nécessaires? Qui l’a mieux dégagé de ses destius contraires? A-t-il eu près de vous un plus soigneux agent Pour hâter les renforts et d’hommes et d’argent? Vous le savez , Seigueur : et pour reconnoissauce. Après l’avoir servi <le toute ma puissance,

Je vois qu’il a voulu me perdre auprès de vous! * Mais tout est excusable en un amant jaloux;

Je vous l’ai déjà dit.

• ' • c PRUSr'AS. •

Ingrat, que peux-tu dire?

n i c o m ède.

Que la reine a pour moi des bontés que j’admire.

Je ne vous dirai point que ces puissans secours Dont elle a conservé mon honneur et mes jours ,

Et qu’avec tant de pompe à vos yeux elle étale, Travailloient par ma main à la grandeur d’At taie ^ Que par mon propre bras elle amàssoit pour lui ,

Et préparoit dès-lors ce qu’on voit aujourd’hui.

Par quelques senti mens qu’elle ait été'poussée,

J’en laisse le ciel juge : il connoit sa pensée ;

Il sait pour mon salut comme elle a lait des vœux ; Il lui rendra justice, et peut-être à tous deux. Cependant , puisqu’etifin l’apparence est si bclle 7 Elle a parlé pour moi , je dois parler pour elle,

Et pour son intérêt vous faire souvenir

Que vous laissez long-temps deux médians à puni*.

Envoyez Métrobate et Zénon au supplice.

Sa gloire attend de vous ce digne sacrifice:

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