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Et. lorsqu’il l’a fallu puissamment secourir,
Que la moindre longueur l’auroit laissé périr,
Quçl autre a mieux pressé les secours nécessaires? Qui l’a mieux dégagé de ses destius contraires? A-t-il eu près de vous un plus soigneux agent Pour hâter les renforts et d’hommes et d’argent? Vous le savez , Seigueur : et pour reconnoissauce. Après l’avoir servi <le toute ma puissance,
Je vois qu’il a voulu me perdre auprès de vous! * Mais tout est excusable en un amant jaloux;
Je vous l’ai déjà dit.
• ' • c PRUSr'AS. •
Ingrat, que peux-tu dire?
n i c o m ède.
Que la reine a pour moi des bontés que j’admire.
Je ne vous dirai point que ces puissans secours Dont elle a conservé mon honneur et mes jours ,
Et qu’avec tant de pompe à vos yeux elle étale, Travailloient par ma main à la grandeur d’At taie ^ Que par mon propre bras elle amàssoit pour lui ,
Et préparoit dès-lors ce qu’on voit aujourd’hui.
Par quelques senti mens qu’elle ait été'poussée,
J’en laisse le ciel juge : il connoit sa pensée ;
Il sait pour mon salut comme elle a lait des vœux ; Il lui rendra justice, et peut-être à tous deux. Cependant , puisqu’etifin l’apparence est si bclle 7 Elle a parlé pour moi , je dois parler pour elle,
Et pour son intérêt vous faire souvenir
Que vous laissez long-temps deux médians à puni*.
Envoyez Métrobate et Zénon au supplice.
Sa gloire attend de vous ce digne sacrifice: