V FELI X
Te suivre dans l’abîme où tu veux te jeter ?
'$•’ :*>.•* POLYEUCTE
M^is plutôt dans la gloire où je m’en vais monter. ■ Feu x.
Donne-moi pour le moins le temps delà connoîtrcr; J?nur me faire chrétien, sers-moi dé guide à l’être;- Et ne dédaigne pas de m'instruire en ta foi®,
Ou toi-même à ton Dieu tu répondras de moi.
POLYEUCTE,
N’en riefe point, Félix, il sera votre jnge :
Vôus ne trouverez point devant lui de refuge;
Les rois et les bergers y sont d’ùn même rang :
De tous les siens sur vous il vengera le sang.
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86 PO.LYETTCTE, 1
FELIX. - - \ T
Je n’en répandrai plus, et quoi qu’il-en arrive,
Bans la foi des chrétiens je sotfffrirâi qu’on vive ;
J'en serai protecteur. '
, Non , «ôn/përsécutez ,
Et soyez l'instrument de'nos félicités: * * •
Celle d’un vrai chrétien n’est que dans les' souffrances; Les plus cruels tourmens lûi sont des récompenses. Diei^, qui rend le centuple apx bonnes atlidus^
Pour comblé* donne encor les persécutions. <.
-Mais ces secrets pouf voussontfâcbeux à comprendre; Ce n’est ^u’à ses élus que Dieu les fait entendre.
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( FELIX
Je te parle Sans fard, et veux -être chrétien. „
POLYEUCTE
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Qui peut donc retarder l’êffet d’un si grand bien ?
. F,ÉLI X.
La présence importune...
POLYEUÇTE.
Et de qui? de Sévère ?
FELIX
Pour lui seul contre toi j’ai feint t$nt de cplcre . Dissimule un moment j usq ues à-son départ.
■ .* •' ÏOIÏEÜCTE.
Félix, c’est jionc ainsi que vous-parlez sans fard ? « Portez à vos païens, portez à vos idoles ,
• Le sucre empoisonné que sèment vos paroles.
. Un chrétien ne craint rien, ne dissimule rien ; ’
Aux yeux de tOut le monde il est toujours chrétien.