ACTE -I, SCENE I V. Il
Attaqué par vos yeux , je leur rendis les armes,
Je me fis prisonnier de tant d’aimables charmes ;
Je leur liv rai mon ame; et ce coeur généreux Dès ce premier moment oublia tout pour eux.
Vaincre dans les combats, commander dans l’armée, De mille exploits fameux enfler ma renommée,
Et tous ces nobles soins qui m’avoient su ravir, Cédèrent aussitôt à ceux de vous servir.
Isabelle, a Clpricc, tout bas.
Madame*, Alcippe vient , il aura de l’ombrage, c L A R i c E.
Nous en saurons, Monsieur, quelque jour davantage. Adieu. : ^ '
Quoi! me priver si tôt de tout mon bien!
CLARICE
Nous n’avons pas loisir d’un plus long entretien ;
Et., malgré la douceur de me voir cajolée ,
Il faut que nous fassions seules deux tours d’allée.
Cependant accordez à mes vœux innocens La licence d’aimer des charmes si puissant.
CLARICE
Un cœur qui veut aimer, et qui sait comme on aime N’en demande jamais licence qu’à soi-même.