ACTE I, SCRUTE VI
Ces hautes fictions vous sont bien naturelles.
DORANTE
J’aime & braver ainsi les conteurs de nouvelles,
Et sitôt que j’en vois quelqu’un s’imaginer Que cequ’il veut m apprendre a de quoi m’étonner. Je le sers aussitôt d’un conte imaginaire Qui l’étonnc lui-même, et le force à se taire.
Si tu pouvois' savoir quel plaisir on a lors De leur faire rentrer leurs nouvelles au corps....
CEI ton. ^
Je le juge assez grand ; mais enfin ces pratiques Vous couvriront de honte en devenant publiques.
N’enprendspointdesouci. Mais tous ces vains discours M’empêchent de chercher l’objet de mes amours j Tâchons de le rejoindre, et sache qu’à me suivre Je t’apprendrai bientôt d’autres façons de vivre.
FIN DU PREMIER ACTE