‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 2Chapitre 75 sur 269 · LE MENT£t T R · texte numérisé non relu

LE MENT£t T R

Euler force mots qu’elles n’entendent pas;

Faire sonner Lamboy, Jean de Vert et Galas ; Nommer quelques châteaux de qui les noms barbares, Plus ils blessent l’oreille, et plusleur semblent rares; Avoir toujours en bouche angles-, lignes, fossés. Vedette, contrescarpe et travaux avancés :

Sans ordre et sans raison, n’importe, on les étonne ; O 11 leur fait admirer les baies qu’on leur donne :

Et tel , à la faveur d’un semblable débit ,

Passe pour homme illustre, et se met en crédit.

€LITOff.

* A qui vous veut ouïr vous en faites bien croire.

Mais celle-ci bientôt peut savoir votre histoire.

«dorante: *

J’aurai déjà gagné chez elle quelque accès;

Et, loin d’en redouter un malheureux succès,

Si jamais un fâcheux nous nuit par sa pfésefree , Nous pourrons sous ces mots ê tre d’intelligence.

Voilà traiter l’amour, Cliton, et comme il faut.

CLITON

A vous dire le vrai , je tombe de bien haut.

Mais parlons du festiu. Urgande et Méljusine^ * N’ont jamais sur le champ mieux fournrleur cuisine; Vous allez au-delà de lehrs enchantement :

Vous spriez un grand maître à-faire des romans, Ayant si bien en main le festin et la guerre ,

Vos gcn's eu moins de rien courroicnt-toute la terre, Et ce scroit poqr vous des travaux fort légers Que d’y mêler partout la pompe et les dangers.

Ces

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