ACTE IX, SGÈNE V. ÏÎ
"<• • 1 .DORANTE.-'-.-
‘ Vous êtes inflexible ?
GÉRONTE. " ' • -
Fais ce que je te dis. . '
DO R ANTE
Mais s’il m’est impossible?
, géronte.
Impossible! et comment?
' - ' -DORANTE
j - Souffrez qu’aux yeux de tous
Pour obtenir pardon j’embrasse vos genoux. ^ Je suis...» ï
géronte. -,
Quoi? ....
DORANTE
Dans Poitiers...,,.
GÉRONTE. -
* . Parle donc, et te lèv,e.
J. DORANTE, \
»Je suis donc marié , puisqu’il faut que j’achève."
- géronte.-
Sans mon consentement?
dorante.^ , * - ' .
, .On m’a violenté!" ' - Vous ferez tout casser par votre autorité :
Mais nous fumes tous deux forcés à l’hyménée Par la fatalité la plus inopinée.... - * ■<*: Ah! si vous le saviez!
. * tï^MENTiEU*.- *
• . " v GERONTE. .
. Bis î ne me cache rien.,
• » - . v Im.' i )
DOBAN TE.
Elle est (le fort bon lieu, mon pète ; et poûr son bien, S’il n’est du tout si grand que votre humeur souhaite....
GERONTE. - / •< .
Sachons, a cela près, puisque clest chose faite,
Elle se nomme? • ' „ - •
-, DOSANTE. -
> . . Orphise ; et son père , Armédorif. ■
. : ^gerojnte.
Je n’ai jamais oui ni l’un ni 1 autre nom.
Mais poursuis.
' •• dorXnte.
Je la vis presque à mon arrivée.
Une ame de rocher ne s’en fut pas sauvée ,
Tant elle avoit d’appas, et tant son œil vainqueur Par une douce force assujettit mon cœur !
Je chercliois donc chez elle à faire connoissance î Et les soins obligeàns de ma persévérance Surent plaire de sorte a cet objet charmant ,
Que j’en fus en six mois autant aimé qu’amant.
J’en reçus des faveurs secrètes, mais honnêtes,
Et j'étendis si loin mes petites conquêtes,
Qu’en son quartier souvent je me coulois sans bruit Pour causer avec elle une part de la nuit.
Un soir que je venois de monter dans sa chambre....
( Ce fut, s’il m’en souvient , le second de septembre, Oui, ce fut' ce jour là que je fus attrapé. )
Ce soir même son père en ville avoit soupéj