ACTE; 5C1IJVE JI
ÏHlLlSTSi. ;
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• -r Dosante, à ce qite je présumé ,
Est vaillant par nature, et menteurpaf coutume. Ayez sur ce-sujet moins d’incrédulité \r Et vous-même admirez notre simplicité.
A nous laisser duper nous sommes J^ien novices, Une collation servie à six services ,
'Quatre conCertS entiers, tant de plats, tant deféux, Tout. cela cependant prête» une heure ou deux , Conlme si l’appareil d’une telle cuisiné Fût descendu dü ciel dedaus quelque machine : . Quiconque lç peut croire uinsi que voûs et moi , S’il a manque de sens , »’a pas manqué de foi. Pour môi , je.vovois bien que tout ce badi '*gê ÿ Répondoit assez mal au*, remarques du page»
, Mâisvoyj? •. ' •
La jalousie aveugle un.ctaur a *Wt .
Et sans éxammpt croit tout eê qü-’eRe craint.
Mais laissons là Dorante avecqne son audace ; Allons trouver Clarice , et lui dertiancler jg&ce : Elle fxmvoitvtantôt m’entendre sans rougir. , -
• - .* PmiiirsTE.’ , i*
Attendez à-demain , et iîie laissez agir j Je veux pàrfce récityous préparer la voie , '*• '
DissipcV sa colère ,„et lui rendresrt joie.
Kèydusexposczpoint, pour gagner un momeill.
Aux premières chaleurs de sdn^esseutiment. ^.
* -/ ' AÉCI'PPE. V- ’ -
Si du jour qili s’enfuit la lumière C6t'lidèle ,
Je pense l’eritreVoir avec Son Isal>eHc. ’ * •
KEPERToiRE. Tome II. i3
LE MENTEUR
ffmvm tes conseils , et fuirai son <«..«
J usrpi’a oc <pr’ elle ait ri de tÿ avoir vu jalo V.
^ SCÈNE III-
. ' CLA.RICE, l&AB-ELLE. .
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, ü es. temps , allons tro^r Ç**?; . •
> , 15 A BELLE
Il n’ost pas encor ;
V ' CE A R I CE. • . fi-
.. . . 1x 'ervir ne scroit pas moins prompte.
ClaltccalaseW as .^ bie n vu Géronte?
M>is dis > P ar , » a m ’ avoit tant vanté . .
Et saisrtu que cé hls qu tant epnté ?
; E stcenièmejpconnuq^enata
: uÊk r. isa^ei^e- - - , ^ •
iS, avec moi ie.i'ai fait reconnu, tre ;
Saiuueimres yeitx môme a rendu le billet. -
Vous parlerez il lui.
Qu’il est fourbe , Isabelle .
Ela^ien, cette pratit^e est-eHesPnonvelle -
-r. p est-ille seul qui, ae J c ~
S -e mieux ,
ont vu cirque campagne,
ACT» I II, ^CttNE III. 1 5 1
Sur cliaquc occasion tranchent des entendus ,
Content quelque défaite, et des chevaux perdus , Qui, dans une. gazette apprenantee langage ,
S’ils sortent de Paris v ne vont qu’à leur village Et se donnent, ici poifr témoins approuvés T)e tons ces grands combats qu’ilsont lusou rêvés !
Il aura cru. sans doute , ou je suis fort trompée,,
Que les filles dëcœur aiment tes gens d’épée ;
Et , vous prenant pour telle , il a jugé soudain. Qu’une plumé au chapeau vous plaît mieux qui la main. Ainsi donc , pour vous plaire , il a voulu paraître , Non paspource qu’il est, mais pour ce qu’il veut être, Et s’est osé promettre un traitement plus doux * Dans condition qu’il veut prendre pour vous.
. '• C1ARICB»
En matière de fourbe il est maître , il y pipé ;
Après m’avoir dupée , il dupe encore Àlcippe.
Ce malheureux jaloux s’est blessé le cerveau D’un festin qu’hier au soif il m’adonne' sur l’eau.
Juge un peu si la pièce a la moindre apparence ? Àlcippe cependant m’accuse d’inconstance,
Me fait une querelle où je ne comprends l ien ; *•
J*ai , dit-^L, toute nuit souffert son entretien.
Il mejparlc de bal , dedanse , de musique/, ,
D’une collation superbe et magnifique , fa.
Servie à tant de plats , tant de fois redoublés ,
Que j’en ai la cervelle et les esprits troublés.
ISABELLf.
Reconnoissez par là que Dorante vous, aime ,
Et que dans son amour son adresse-est extrèmçq
l K a > LE*MENTPÜB.
Il aura su qu’Alcippe étoit bien avec vous ,
Et pour l’eu éloigner ü l'a rendu jaloux. ,-Q Soudain h eet effort .1 en a joint un autre ;
1! a fait que son père est venu vo,r le votre
. :i Qüfir f»il 1111 lllOlHêllt.
Un amant peut-il mieux agir cn unmomOut Q.,o *, gagner
Que do gagner un rire et broud.cv »
Votre pire l’agrie , et le sien vous souhaite , il vous aime , il vous plaît , c’est une ttffatrc lutte.