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Et ne savez-vous point qu’étant ce que vous êtes , , Vos sœurs par conséquent mes premières - sujeLtes, Les donner sans mon ordre ,'ét même malgré mor; ' C’est dans mon propre I^tat m’oser faire la loi? * ^ ^
D . MABRIQUÏ.
ngisaez, uuiii. enfiu , Madame, en souveraine,' ‘.; Etsouffrez qu’on s’excuse , ou commande^ eii reine ; Nous vous obéirons , mais sans^ - consentir : ^
Et, pour vous dire tout avant que de sortir,
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> *" Carlos est généreux, il connoît sa naissance^ . 4 v
jlJR*’ ü sc juge en secret sur cette connoissance.; #
*.r ■ Et , s’il trouve son sang digne d’un tel honneur y ..
~ Qu’il vienne , nous tiendrons l'alliance à bonheur ;
.À Qu’il choisisse des deux , et l’épouse , s’il l’ose. <
?. l^ous n’avons plus , Madame, à vous dire autre chose*
• “ Mettre en un tel hasard le choix de leur époux , W ' . C ? cst jusqu’oùnouspouvonsnousabaisser pour vous:
$ Mais , encore une fois , que Carlos y regarde , J» -1 Et pense à quels périls cet hymen le hasarde.
‘ *' DONA ISABELLE. * ' J
V * y ous-mêmes gardez bien , pour le trop dédaigner, ^
* Que je ne montre enfin comme je sais régner.
t scène v. ,, v
, DONA ISABELLE
Quel est ce mouvement qui tous deux les mutine , j Lorsque l’obéissance au trône les destine ?
Est-ce orgueil? est-ce envie? est-ce animosité , £ • y 'M ^*xDéfiance, mépris , ou générosité ? * ' S. •
N’est-ce point que le ciel ne consent qu’avec peine Cette triste union d’un sujet à sa reine ,
El jette lin prompt obstacle aux plus aisés desseins < J " * t Qui laisse choir mon sceptre en leurs indignes mains ;
Mes yeux u’ont-ils horreur d’une telle bassesse Que pour s’abaisser trop lorsque je les abaisse ?
Quel destin à ma gloire oppose mon ardeur ?
Quel destin à ma flamme oppose ma grandeur ? . *
• Si ce n’est que par là que je m’en puis défendre,
Ciel , laisse-moi donner ce que je n’ose prendre j '
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