‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 3Chapitre 101 sur 187 · V - Et que me direz-vous · texte numérisé non relu

V - Et que me direz-vous

Que la constance est belle au jugement de tous ?

Qu’il u’est point de grandeurs qui la doivent séduire Quelques autres que vous m’en saurontmieux instruire; » -Et , si cette vertu ne se doit point forcer ,

* ..iViH-ètre qu’à mon tour je saurai l’exercer.

. * Exercez-la , Madame ,

Vous connoîtrcz du moins ‘ hQu'uü vertueux amour qu’ils ou Ne pouvant rendre heureux sans en faire un jalouX", Porte à tarir ainsi la source des querelles',

Qu’entre les grands rivaux on voit si naturelles. , ' Ils s’c sont l’un à l’autre attachés par ces nœuds,

Qui n’auront leur effet que poür le malheureux :

Il me devra sa sœur , s’il faut qu’il vous obtienne-, ^

* Et siqe suis à vous , je lui devrai la mienne.

Celui qui doit vous perdre ainsi malgré son sortj^ * A s’approcher de vous fait encor son effort"; • ^ * Ainsi, pour consoler l’une ou l’autre infortune ,

L’une et l’autre est promise, e t nous n’en devons quhme ? Nous ignorons laquelle; et vous la choisirez,

; ' Çuîsqu’cnfin c’est la sœur du roi que vou»fere2^'

’ Jugez donc si Carlos en peut être beau-frère,

Et si vous devez rompre un nœud si salutaire jT Hasarder un repos à votre Etat si doux ,

Qu’affermit sous vos lois la concorde entre nous.

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