V . . , DON A LEO NO R
Quoi que vous présumiez. de la voix populaire.
Par de secrets rayons k ciel souvent l’éclaire :
îACTE.JY, SCENE II. 17a
• yods apprendrez par là du moins, les vœux de tons ,
El quelle opinion les - peuples ont de vous.
«' - "* D. LOÏ.E,
Prince, ne cachez plus ce que le ciel découvre*;
Ne fermez pas nos ÿeutf quand sa maiu-uous les Quvre.
"Vous dey cz >ctre las de nous faire faillir.
Nous ignorons quel fruit vous en voulez. cueillir ;
Mais nous avions pour, vous une.estime assez haute Pour n’être pasforcés-a commettra une faute;
Et notre, honneur , au vôtre en aveugle apposé ,
Me ri toit par pitié d’être désabusé.
Notre orgueil n’est pas tql qu’il s r attache aux personnes, Ou qu’il ose oublier ce qu’il doit aux couronnes , i Êt s’il n’a pa&eu d’yeux pour un rôi déguisé ,
. Si l’inconnu Carlos s'en est vu méprisé.,
‘Nous repectons don Sanclie, et l v accep tons pouf maître, , Sitôt' qu’à notre reine il se fera connollre :
Et sans doute son cœur nous eu avôùra bien. • •
Hâtez cette union de votre sceptre au sien ,
Seigneur, et, d’un soldat quittant la fausse image ,
Recevez , comme roi , notre premier hommage.
CAR LOS
Comtes, ces faux respects dont je me vois surpris Sont plus-injurieux encor que vos mépris.
Je pense avoir rendu mon nom assez-illustce \
Pour n’avoi rpas Besoin qu’on lui donné un faux'fustre : Reprenez vos ltouneurs où je n’ai point départ. J’fmputqioce faux bruit aux fureurs du hasard , *
Et doulors qu’il put êtreunoame assez hardie. *
Pour ériger Carlos en roi de comédie : * * - • •
176 " don sanche.
Mais j.puîsquc c’est au jeu de vplie îicllc fumeur, Sachez que ^es yaillans honorent la valeur , .
Et que tous vos pareils auroient quelque scrupule ■4-ftûre de la mietme'un e'elat ridicule. . ,
SI c’est votre dessein d’en réjouir ces lieux y Quand vous m’aurez vaincu, vous me raillerez mieux; La raillerie est belle après une victoire ;~
On la fait avec grâce aussi bien qu’avec gloire.
Mais vous précipitez un pëu trop ce- dessein :
La bagué delà reine est encore en nYa main ;
-Et? r inconnu Cailos , séns nommer sa famille,
Voits sert encor d'obstacle au trône, de Castille.
Ce bras', qui vous sauva de la captivité,
Peut s’opposer encore à votre avidité. •d. man ni QUE.
Pour n’ptrp'que Carlos vous parlez bien feu maître ,
Et tranchez bien du prince en déniant de l’être. - Si nouj avons tantôt' jusqu’au bout défendu L’iionncûr qu à nôtre rang nousvôyions être du ,
Nous saurons bioç encor jusqu’au boqtle défendre; Mais cet^ue nous'dcvons, nous aimons à le rendre. Que vous soyez don Sdnqhe, ouqu’un autre le soit , • L’un et l’autré de nous lui rendra ce qu’il doit.
Pour lé nouveau marquis, quoique Tlifomieur l’irrite , Qu’il saclie qi^’on l’honorc autant qu’il Je mérite; Mpsque, pour nous combattre, il faut quelejxm sang Aid o un'peusa valeur^ soutenir ce rang. 7 Qu’il ny prétende point à moins qu’il se” déclare.
Non qucnousdomandionsqu’il soitOusntanou Lare : Q.u’ii soit noble , il suffit pour nous, traiter d’égal ; Nouâje verrons tous deux comme un digne rival;
*. ’ ACTÉ 1V r S’ÇBSX-ÎJI. 177
El si j]on Smjchc y» fin i>'cst qu’une al lento vaiiTe , Nous lui -disputerons ce tonneau dé la reine.''
•Qu'il souffre cependant, quoique brave guerrier , Que notre bras dédaigrjp un simple avêntdner. ' Nous vous laissons,. Madame, éclaircir cemy stère:
Le sang a des secrets qu’ente.nd mieux une mène,
Et dans les différends qu’avec lui nous avons,
Noys craignons d’oublier ce que nous vous^levons.
, SXÈNÉ II'I. ■; .;■*