DON A LÉON DR, C^RXOS
CARLOS
Madame, vous Voyeff comme l’orgueil me traite ; Fournie faire un honneur, on veut que je l’achète : -Mais, s’il fa ut qu’il m’en coûte unsccret dé vingt ans, •• *" Cet anneau dans mes mamspourrébrillerlong-temps.
• dôna L^ppron.
Laissons l'a ce - combat, et parlons de don Sanciiè.
Ce bruit est grand pour vons, toute la courypenche:
De grâce; ditès-nioi,- vous conuoissez-vous bien ?
. r car los". - -, ; ....
PJitt a Dieu qu’en mpn.sortje né connusse rien! •
Si j’élois quelque enfant épargné des tempêtes ,
Livré dans un désert 'a la merci des bêtes, - Exposé par la crainte ou, par l'inimitié.
Rencontré par hàsaTd'et nourri par pitié’, .
Mon ftrgneil à ,ée bruit pÊendroit quelque espérance Sur votre incertitude. et sûr mon- ignorance;
Je me figurerais ces dçstius merveilleux Qui tiroiçnt du néant les liéroy fabuleux,
. tto'n' saijche %
lit mo revêtirois des brillantes chimères . - ^ ,
• Qu’osa former pour jeux le lojsir de nos pères :
i.Car enfiu je siiis yain, et mon ambition . ^ .
.Né -peut s’examiner sans indignation ; . ,|R t Je pe puis regarder sceptre ni diadème •
■ Qu’its u emportent mon ante au-delà d’elle-niêmc,
- Iputiles élans d’uu vol impétueux <
Que*poussc vers le ciel un cœur. présomptueux,
Que soutiennent en )’ air quelques exploits de guerre ; Et qu’un Cqup d’œil sur moi rabat soudain à terre!
Jcme suis point don Sanche, et connois mes parens :
Ce bruit ntc donne en vain un nom que je vous rends; Gardez-le pour çc prince: une Injure ou deux peut-ê tre, Avec Vos députés vous le feront cçnboitre.
Laissez-moi cependant à.cette obscurité Qui ne fait que justice à ma témérité:
DOSA LÉOKOR.’
En .Vain donc je me flatte, e t ce que j’aime à croire 5»’cçt qu'une illusion que me fait votre gloire ? •
Mon cœur vous en dédit; un secret mouvement,- *
Qdi lepenche vers vous, -malgré moi vous dément;
Mais- je ne puiç juger quelle so.urcè l’anime,*
Si cèest l’ardeur du sapg, ou l’fljïort de l’estime;
Si la nature agit , ou sj c’est le- désir ; , -
Si c’est vous reconnoitre, ou si c’est vous qhoisie..
Je veuA bien toutefois étouffer ce murmure Comme de' vos vertus une aimable imposture, Contlanmér,pour vons plaire, un bruit qui ni est si doux: .Maisoù sera nlon fils, s’il rie vit point.en vous?
Oh veut qu’il soit ici; je n’eri vois aucun signe;
On conuoît,' hormis vou5, quicopqhè en seroit digue,
«. . .acte IV, SCEWE IV. . un
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ii\le.vraj sayg <Jcs.rois, sous, le Sort abattu , Peut;cac||^e^#a:nai§san'ce,*jet nod pàs-sa ye£tu>« .. '
• II, porte’ "sur le front un luisant -caractère. *' *.
Qiy parle malgré lui de tout ce qü’il veut tairo • .
Et celui que lç’ciel sur lé Votre avoil mis Pouvoit seul m’éblouir si vous l’eussiez pçrmjs.
\ ous ne l’ç tes donc point, puisque vous - me le ‘di t : Mais vous êtes à craindre ayeptant démérites. SouflTezOTe j’en demeure à cette obscurité. ^ ' Je ne condamne point votre témérité •
Mon.es tjme au contraire est pour vous si paissante,
Qu il in' tiendra qu’à vou^que mon cœuï y consente* : ^ otre sdng avec moi n’a qu’à: je déclarer,". ■
Et je vous donne après liberté d’espérer., ’
Que si même à ce prix vous cachez votre race , •
Ne me refusez point du moins une autre grâce :
Ne vpus préparez plus à nous accompagner ;
Nous n’avons plus besoin de secours pour régner;
mort dç don Gaêçie a puni tous ses crimes, * , 'Et r^ndu l’Aragon à ses rois légitimes. !
^ cn cherchez plus la gloire, et quels qile soient vos vœux Ne me contraignez point à plus.que je ne veux,.
•Le prix de la valeur doit avoir ses. limites *
•Et je? vou§ f crains enfin avec tant do mérites.. ; *
'C e&t.tfsSez. vous eu dire/Adieu, pensez-y bien ; faités-vous connoùré, : ou n’asptféaàéii^. •
> SCÈNE IV. -•*; ... V