DON LOUE
Nnus l’avions bien juge : grand Prince, rendez-vous";
La vérité paroît, cédez aux vœux de tous. •'
DONALÉÔNOa. '’*•
Don Souche, voulçz-vous être seul incrédule ?
^ ^ CARLOS# .*•
Jè crains encor .du sort un revers ridicule.
.Mais, Madame, y oyez si le billet du roi ’ -,
Accorde à don Raymond ce qu’il yous ditrde moi. dona LÉoNon ouvre l'écrin , et en tirs un billet .*. ’ qu’elle lit .
«l?our tromper un tyraaje vous trompe vôdsrinéiie : -Y ous reversez* ce fils que. je vous fais' pleurer. • Cçtfe erreur lui peut rendre un jour le diadème;
Et, je vous l’ai caché pour le mieux assurer.
^ Si ma feinte vers vous passe pour -criminelle," Pardonnez-moi lés ma u* qu’elle .vous fait souffrir,
De crainte que les soins dp 1’amour maternelle - ’• Par leurs eYnpréssémens lé fissent découvrir.
Nugne,*un pauvrepêchpur, s’en croit être le père ;
Sa femme en son absenee accouchant d’unfils moft , Elle reçut le vôtre, et sut si bien sa' taire, *
* Que le père et le fils en ignorent le sort.
. Elle-même l’ignore ; et d’un si grand échange
• Elle sait seulement qu’il n’est pas de son sang,
Et croit que" ce présent, par un miracle étrange,
Doit un jour par vos mains lui réudre son vrhi rang.