ACTE III, SCÇNE IV
: Ceux de voüs agrandir vous porteront ailleurs,
Oit vous pourrez trouver quelques destins meilleurs; Ceux de servir Sylla, d’aimer son Emilie , D’imprimer du respect à toute l’Italie ,
De rendre à votre Rome un jour sa liberté ,
<Sà liront tourner vos pas de quelque autre côté. Surtout Ge privilège acquis aux glandes âmes De changer il leur gré de maris et de femmes, Mérite q&’on l’étale au bout de l’univers;
Pour en donner l’exemple à cent climats divers.
. P OMPÉE. • ..
Ah! c’en est trop, Madame ; et de nouveau jejure...
ARISTJE.
Seigneur, les vérités font-elles quelque injure ? •
, POMPÉE. ■
Vous oubliez trop tôt que je suis votre époux.
AR1STIE.
Àb ! si ce nom vous plaît, je suis encore à Ÿous. . *. Voilà ma main, Seigneur.
POMPÉE
. Gardez-la-moi, Madame.
Tandis que vous avez. à Rome une autre femme!
Que par un autre hymen vous me déshonorez!
Me punissent les dieux que vous avez jurés,
Si, passé ce moment, et hors de votre vue,
Je vous garde une foi que vous avéz rompue !
POMPÉE
Qu’allez- vous faire? hélas! . v *
aô6 sEi;TOiuus. actè iii, sçene iv.
• . • • . A fil S T I E.
, Ce que vous m'enseignez.
* . . . • • POMPEE
JEteiridfe un tel amour !
' ARItT i £.' t* •
Vous-même l’ét«ignez. ~ ,
' • •^«OMPÉE..*
EïL victoire aura droit de le faire renaître." -
Si ma haine est trop foible elle la fera croître. '•
* . POMPEE
Pourrez-vous me hïur? v
*• . .. A R I ST tE. •
. . J’en fais tous mes s6uhaits.
• jfÔMpiE. ' V • * »
Adieu donc pour deux jours. ' t
a ri s TJ e. . • ••
• * - Adieu pour tbùt jamais.
FIN, DU T R 0*1 $ 1 £ 1V1 D AtTE'.
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