SERT O RI CS
Oser ois-je eu prendre encor l’audace?
* , J . ' VIRJATE.
Prcnez-la , j’y consens , Seigueur j et dès dénia n ,
Au lieu de Perpenna , dounez-moi votre main. . SERTO R i tj s.
Que se tiendroit heureux un amour moins sincère Qui u’auroit autre bnt que de se satisfaire y ~ *.- Et qui se rémpliroit de sa félicité » A * ■ . *
Sans prendre aucun souci de votre dignité !
■ Mais quand, vous oubliez ce que j’ai pu vous dire ,
Puis-je oublier les soins d’agrandir votre empire . Que votre grand projet est celui de régner 1 v I RI a te.
. Seigneur , vous faire grâce , est-ce m’en éloigner ?; .
T v. ' 6 ER TOlfl v s. •
Ah! Madame , est-il temps que cette grâce éclate ?
" VI BT A T B. ’ . -.7^ .*
C’est cet éclat , Seigneur , que cherche Virialc.
sertoritjs. t.
Nous perdons tout Madame , à le précipiter.
. L’amour de Perpenna le fera révolter ;
.^Sou fiiez qu’un peu de temps doucement le ménagef . Qu’auprès d’un autre objet un autre autour TCDgage : Ues amis dMristie assurons le secours . r .
.1 force de promettre , en différant toujours. ;
CV}4' -, SJ&RTOR1US. - ,
Détruire tout l'espoir qui les tient en haleine,
C’est les perdre - , c’est mettre un jaloux hors de pemê
Dont l’esprit ébranlé ne se doit pas guérir »,
De cette impression qui peut nous 1 acquérir. Pourrions-nous venger Rojne apres de telles pertes ? fourrions-nous l’affranchir des misères souüerlcs 7 Et de scs intérêts un si haut abandon...., ..
Et que m’importe à moi si Rome souffre ou non ‘f Quand j’aurai de ses maux effacé l’infamie , v J’en obtiendrai pour fruit le nom de son amie J Je vous verrai consul m’en apporter les lois,
Et m’abaisser vous-même au rang des autres rois ?
, Si vous m’aimez, Seigneur, nos mers et nos montagnes Doivent borner vos vœux , ainsi que nos Espaguqs : Nou 6 pouvons nous y faire un assez beau destin ,
Sans chercher d’autre gloire au pied de l’Aventin. » Affranchissons le Tage , et laissons faire au Tibre.
La liberté n’est rien quand tout le monde est libre j Mais il est beau de l’être , et voir tout l’univers ^
Soupirer sous le joug , pt gémir dans les fers ;
XI est beau d’étaler cette prérogative .
Aux yeux du Rhône esclave et de Rome captive^
Et de voir envier aux peuples abattus Ce respect que lè sort garde pour les Vertus.
Quant au grand Perpenna , s’il est si redoutable ,
Remetlez-moi le soin de le rendre traitable :
Je sais l’art d’empêcher les grands cœurs de faillir.
SERT ORITJ S.
Mais quel fruit pensez-vous en pouvoir recueillir?