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Sertortu s.
.* ÏIEPESNA,
S’il en croit votre ardeur , je suis sur du trépas; Maisjpeut-être , Madame, il ne l’eu croira pas ;
Et quaud il me verra commander une armée Contre lui tant de fois à vaincre accoutumée,
II se rendra facile à conclure une paix .
Qui faisoit dès tantôt ses plus ardens souhaits.
J’ai même entre mes mains un assez bon otage, . Pour faire mes traités avec quelque avantage. Cependant vous pourriez, pour votre heur et le mien , îïc parler pas si haut à qui ne vous dit rien :
Ces menaces en l’air vous donnent trop de peine. Après ce que j’ai fait , laissez faire la reine ;
Et , sans blâmer des vœux qui ne vput point à vous r Songez à regagner le cœur de votre époux.
VHUXTE.
Oui , Madame , en effet, c’est à moi de répondre;
El mon silence ingrat a droit de me confondre. k Ce généreux exploit, ces nobles senti mens, * Méritent de ma part de hauts remercîmens ; *
Les- différer encor , c’est lui faire injustice.
II m'a rendu sans doute un signaté^ service : ‘ \
Mais il n’en sait encor la grandeur qu’à demi. - :
Le grand Sertorius fut son partent ami. « m Appreuez-le , Seigneur , ( car je me persuade *Qùe nous devons ce titre à votre nouveau grade;
. Et pour le peu de temps qu’il.pôurra vous durer,
Il me coûtera peu de vous le déférer : )
Sachoz donc que pouc vous il'osa me déplaire^
Ce héros , qu’il oSÿiuéjitcr ma colère ; *
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