‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 3Chapitre 2 sur 187 · H JL MARQUE DE VOLTAIRE · texte numérisé non relu

H JL MARQUE DE VOLTAIRE

les situations , et qu’au contraire une pièce parfaitement écrite peut n’ètre pas tolérée à la représcn ta tion. Esthîr, par exemple, est une preuv e de cette vérité : rien n’est plus élégant, plus correct , que le style d’Esther ; il est même quelquefois touchant et sublime : mais quand cette pièce fut jouce à Paris , elle ne fi t aucun effet, le théâtre fut bientôt désert; c’est sans doute que le suje^ est bien moins naturel, moins vraisemblable, moins intéressant que celui d’Héraclius. Quel roi qu Assuérus , qui ne s’est pas fait informer les six pi emiers mois de son mariage de quel pa>s est sa femme; qui fait égorger toute une nation , 'parce qu’un homme de cette nation n à pas fait la lé- . vérence à son visir»; qui ordonne ensuite a ce visir de mener par labridé le cheval de ce meme

homme, etc.! r v w

Le fond d’Héraclius est noble, théâtral, attachant; et le fond d’Esther n’étoit fait que pour des petites filles de couvent, et pour flatter madame de Mainteuon. . — ' ,

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