‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 3Chapitre 27 sur 187 · ACTE III, SCENE I. 5j · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE I. 5j

Ce que je suis m’arrache à ce que j’aiûiois A’ètt e !

Ah! s’il m’etoit permis de ne me pas connoître, Qu’un si charmant abus seroit à préférer A l’âpré vérité qui vient de m’éclairer !

P U LC H ERIE.

J’eus pour vous trop d’amour pour ignorer ses forces. Je sais quelle amertume aigrit de tels divorces)

Et la haine à mon gré les fait plus doucement Que quand il faut aimer, mais aimer autrement.

J’ai senti comme vous une douleur bien vive .

En brisant les beaux férs qui me tenoient captive; Mais l’eu condamnerois le plus doux souvenir -S’ilavoit à mon cœur coûté plus d’un soupir.

Ce grand coijp m’a surprise, et ne m’a point troublée Mon aine l’a reçu sans en être accablée';

Etcomme tous mes feux n’avoieut rien que de saiut, L'honneur leralluma , le devoir les éteint.

Je ne vois plus d’amant où je rencontre un frère : L’mi ne me peut toucher, nil’aùtrcme déplaire)

Et je tiendrai toujours mon bonheur infini,

Si les miens sont vengés, et le tyran puni.

Vous, que va sur le trône éleVer la naissance, Régnez sur votre cœur avant que sur Byzance;

Et, donnant comme moi ce dangereux mutin, Commencez à répondre à ce noble destin.

MAJSTJ A N.

Ah! Vous fûtes-toujours l’illustre Pulchéfic,

En fille d’empéreur dès le berceau nourrie ;

Et ce grand nom sans peine a pu vous enseigner Gomment dessus vous-même il vous falloit régner :

58 frÈRACLitrs. . . *

Maispour moi qui, caché sous une autre aventure, D’une aîné plus commune ai pris quelque teinture, Il n’est pas merveilleux si ce que je me crus Mêle un peu de Léonce au cœur d’Héraclius.

A mes coufus regrets soyez donc moins sévère;

C’est Léonce qui parle, et non pas votre frère:

Mais si l’un parle mal, l’autre va bien agir,

Et l’un ni l’autre enfin ne vous fera rougir.

Je vais des conjurés embrasser l’eulreprise, Puisqu’une ame si haute à frapper m autorise,

Et tient que pour répandre un Si coupable sang, L’assassinat est noble et digne de mon rang.

Pourrai-je dépendant vous faire une prière?

-PULCuiRlE.

Prenez sur Pulcliérie une puissance entière.

MARTIAN

Puisqu’un amant si cher ne peut plus être à vous, IN'i vous, mettre l’empire en la main d’un époux, Epousez Martian comme un autre moi-même,

"Ne pouvant être à moi, soyez à ce que j’aime.

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