‹ Repertoire general du theatre francais P. Corneille 3Chapitre 89 sur 187 · ACTE II, SCENE I I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE I I

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ÏPcn ont-ils pas rendu témoignage à ma vue?

Us ont fait peu d’état d’une race inconnue,

Us ont douté d’un sort que vous voulez cacher :

Quand un doute si juste auroit dù vous toucher, • J’avoispris quelque soin de vous venger moi-même. Remettre entre vos mains le don du diadème,

Ce n’étoit pas, Marquis, vous vengera demi.

Je vous ai fait leur juge, et non leur ennemi ;

Et si, sous votre choix j’ai voulu les réduire, •’

C’est pour vous faire honneur, et non pour les détruire :

C’est votre seul avis , non leur sang, que je veux ,

Et c’est m’entendre mal que vous armer contre eux. N’auriez-vous point pensé que si ce grand courage Youspouvoit sur tous trois donner quelque avantage, ' On diroit que l’Etat, me cherchant un époux,

N’en auroit pu trouver de comparable à vous?

Ah! si je vous croyois si vain, si téméraire...

CAR LOS

Madame , arrêtez là votre juste colçrc ;

Je suis assez coupable, et n’ai que trop osé , k

Sans choisir pour me perdre un crime supposé.

Je ne me défends point des sentimens d’estime -,

Que vos moindres sujets auroientpour vous sanscrimC. Lorsque je vois en vous les célestes accords Des grâces de l’esprit et des beautés du corps,

Je puis, de tant d’attraits l’ame toute ravie,

Sur l’heur de votre époux jeter un œil d’envie :

Je puis contre le ciel en secret murmurer De u’ètrepas né roi, pour pouvoir espérer ’ 7 ",

Et, les yeux éblouis de cet éclat suprême,

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