DONA ELVIRE
Que me voulez-vous donc? Vaincu par don Carlos Aurez-vous quelque grâjce à troubler mou repos?»
% En serez-vous plus digne? et , par cette victoire,
llépaudra-t-il sur vous un rayon de sa gloire?
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epose présenter ma défaite à"Vo$ yeux î , ^
Que me
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ut doue enfin ce coeur ambitieux?
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Que vous preniez pitié de l’état dépÜ^ÏE”^^ Où votre long refus réduit un misérable.
Mtes vœux mieu.x,écoutés, par un héuçeux effet , Mîauroient su garantir de L’honnenr qu’on m’a fait ; Et l’Etat par son choix ne m’eùt pas mis en peiti^ De manquer à ma gloire, ou d’acquérir ma reine. Yotçe refus m’expose à cette âure loi **• *
D’entreprendre un combat qui n’est que contre çioi J’en crains égalément l’une et l’autre fortune. .* Et le moyen aussi que j’en souhaite aucune ?,
ÎSi vaincu, ni vainqueur, je ne puis être à vous Vaincu, j’en suis indigne; et vainqueur, son époUx ; Et le destiu m’y traite, avec tant d’irijusücc,' *' • ^Que son plus beau succès me tient lieu desuppüce. Aussi quand mon devoir ose la disputer,
Je ne veux l’acquérir-que pour vous mériter, ’• Que, pour montrer qu’en vous j’adoroiala personne^ •Et m c pouvois ailleurs promettre une couronne.. ^ Fasse le juste ciel que j’y puisse, ou mourir^
Oh ne la mériter que pour vous acquérir !
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.Ccsônt vœux superflus de vouloir un miracle "Où votre gloire oppose un invincible obstacle? > ;
Et la reine pour moi vous saura bien payeV Du temps qu’qù peu d’amour vous fit mal employer.
a (. t r , , î, X m ^ • ' T5* 7 \Ià couronne est douteuse , ét la sienne affermie ; L’aVantage du change en ôte l’infamie.
Alle^; n’en perdez pas la digne ôccasiôn , P6ursuivez-la sans honte et sans confusion?" • • lia légcretë môme où tant d’houneur engagé '
Est moins légèreté que grandeur de -courage • Mais gardez que Carlos ne me ‘Venge de vous.
-■ .... D. AtVAE. * ' . -
.\li ! laissez-moi, Madame, adorer cg courroux.
J ayois cru jusqu’ici mon combat magnanime; • - Mais je suis trop lieureux s’il passe pour un crime, Et si. quand de vos lois l’honneur me fait sortir. Vous m’estimez assez pour vous m ressentir*. • De ce crime vers vous quels que soient les supplices Du moins il m’a valu plus que tous mes services , Tuisqu il me fait conuoîtrc, alors qu’il vous déplaît,
• Que voiudaigncz en moi prendre quelque intérêt.