BOITA EL VIRE
Le crime, don Àlvar, dont je semble irritée^' * ! C’est qu’on me persécute après m’avoir quittée; Et, pour vous dire encor quelqitè chose de plus,
Je me fâche d’entendre accuser, nies refys. « i
Je -^uis reine'sans sceptre, et n’en ai que le titre;
Le pouvoir m’en'est dû, le temps eu est l’arbitre'*
Si vous m’avez servie en généreux amant Quand j’ai reçu dit ciel le plus dur traitement,' - * - ‘J’ai tâclçé d’y répondre .avec toute l’estime Que pouyoit en attendre un cœur si magnanime. Pouvois-je en cel exil davantage sur moiüt + -
Je ne vcüx point d’^icrtuc que jo/i’en tassé un ï<Çi ;
-lit je n’ai pas une ame assez basse et commune Pour en faire un appui de ma triste fortune.
C’ést chez moi, don Alvar, dans la pompe et l’éclat Que me le doit choisir le bien de mon Etat.
Ilfalloit arracher mon sceptre à mon rebelle .
Le remettre en ma main pour le recevoir d elle;
Je vous aurois peut-être alors considéré a ,
Plus que ne m’a permis un sort si déploré.
Mais une occasion plus prompte et plus brillaute #
A surpris cependant votre amour chancelante}
Et soit que votre cœur s’y trouvât disposé,
Soit qu’un si long relus l’y laissât exposé ,
Je ne vous blâme point de l’avoir acceptée :
Dé plus constans que vous l’auroient bien écoutée.
Quelle qu’en soit pourtant la cause ou la couleur,
Vous pouviez l’embrasser avec moins de chaleur, |
Combattre le dernier, et , par quelque apparence , Témoigner que l’honneur vous faisoit violence}
De cette illusion Tartifice secret
M’cùl forcée à vous plaindre, et vous perdre à, regret. Mais courir au-devant , et v ouloir bien qu’on voie Que vos vœux mal reçus m'échappent avec joie.... ^ j
D. ALVAR
Vous auriez doue voulu que f honneur d’un tel choix Eûtmontrévotrc amant le plus lâfchc des trois;
Que pour lui cette gloire eût eu trop peu d’amorces, Jusqu’à ce qu’un rival eût épuisé ses forces;
• Que....
dona r.LVIRE.
Vous achèverez au sortir du combat.
Si toutefois Carlos vous en laisse en é,at.