‹ Repertoire general du theatre francais Th. CorneilleChapitre 100 sur 200 · S À LS B U R X · texte numérisé non relu

S À LS B U R X

Quoique vous éprouviez que tout change, tout'passe, Rien ne change, pour vous si vous vous faites gràcé.

t/,8 u comte d’essex.

Je viens devoir la reine; et ce qu’elle m’a dit Montre assçz que pou wons l’amour toujours agit; Votre seule fierté , qu’elle voudroit abattre. S’oppose à ses bontés, s’obstine à les combattre. Contraignez-vous : un mot qui marque n u cœü r soumis Vous va mettre au-dessus de tous vos ennemis.'

LE COMTE VeSSEX.

Quoi ! quand leur imposture indignement m’accable, Pour les justifier je me rendrai coupable?

Et par mon lâche aveu, l’univers étonné Apprendxa qu’ils m’auront justemeut condamné? s AL SB u R Y.*

En lui parlant pour vous, j’ai peint votre innocence; Mais enfin elle cherche une aide à sa clémence.

C’est votre reine; et quand, pour fléchir son courroux, Elle ne veut qu’un mot , le refuserez-vous ?

LE COMTE d’eSSEX.

Qui, guisqu’enfin ce mot rcudroit ma honte extrême. J’ai vécu glorieux, et je mourrai de même;

Toujours inébranlable, et dédaignant toujours De mériter l'arrêt qui va finir mes jours.

s ALSBURY.

Vousmourrezglorieux! Ahciel! pouvez-vous croire Que sur un échafaud vcul. sauviez votre gloire ? Qu’il ne soit pas honteux à qui s’est vu si haut....

LE COMTE d’eSSEX.

Le crime fait la honte, et non pas l’échafaud;

Ou si dans mon arrêt quelque infamie éclate, Elleest, lorsque jameurs, pour une reine ingrate, Qui, voulant oublier cent preuves de ma foi,

Ne mérita jamais un sujet tel que moi.

Mais

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