‹ Repertoire general du theatre francais Th. CorneilleChapitre 107 sur 200 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

ÉLISABETH , TILJŒY , LA DUCHESSE

LA DUCHESSE. " V

Ah ! grâce pour le Çomte ! on le mène au supplice.

LE CÔMTÏ d’eISEX.

x * ELISABETH. ' . .

Au supplice ? • • '* -*

LA DUCHESSE. V

Oui , Madame ; et je crains bien , hélas!

Que ce moment ne soit celui de son trépas. .

, Elisabeth, à T ilney . -

Qu’on l’empêche :-cours , vole, et fais qu’on le rame no.* „Jc veux, je veux qu’il vive. . >.

; • SCÈNE III

ÉLISABETH, LA DUCHESSE

j, ELISABETH.

Ekfin, superbe reine,

Son invincible orgueil te réduit à céder !

Sans qu’il demande rien , tu veux tout accorder !

Il vivra, sans qu’il doive h la moindre prière Ces jours qu’il n’emploîra qu’à te rendre moins ficre , Qu’à te faire mieux voir l’indigne abaissement Où te porte un amour qu’il brave impunément !

Tu n’es plus cette reine autrefois grande, auguste : Ton cœur s’est fait esclave j obéis, il est juste. Céssez4je soupirer , Duchesse, je me rends.

Mes bontés de ses jours vous sont de sûrs garons.

C’est fait, "je lui pardonne. .■

j DUCHESSE. *

J - . Ah ! que je crains.., Madame ,

Que son malheur trop tard n’ait attendri votre ame ! Une secrète horreur me le fait pressentir.

J’étois dans la prison , d’où je l’ai vu sortir ;

ACfÈ V, SCENE IV. •- J 5g

La douleur, qui des sens m’avoit ôté l'usage.

M’a du temps près de vous fait perdre l’àvantage; Et ce qui. doit surtout augmentcç^nom ao'uci, i ’ ai reueontré Coban à quelques pas d’ici. ' D«*vptre cabinet, quand je me suis montrc'e,

Il a presque voulu me défendre l’entrée. - Sans doute il n’étoit là qu’afin de détourner k Des av is^ qu’il a craint qu’on ne vous vînt donner. Il hait le Comte, et prête au parti qui l’jaccable,

Contre ce malheureux un secours redoutable.

On vous aura surprise; et telle est de mon sort....

* '' • » . ÉLISABETH. , j

Ah î si ses ennemis avoient hâté sa mort ,

Il n’est ressentiment , ni vengeance assez prompte Qui me pût...., ...jM ...»

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