‹ Repertoire general du theatre francais Th. CorneilleChapitre 118 sur 200 · SG A N A R E L LE · texte numérisé non relu

SG A N A R E L LE

'• . Et plus qu'abominable, •'

Il sp moque de tout, ne craint ni dieu, ni diable;

Et je ne doute point , comme il est sans retour,

Qu’il ne soit par la foudre écrase quelque jour.

11 le mérite bien; et s’il te faut tout dire,

Depuis qu’en le servant je souffre le martyre,

J’en ai vutantd’liorreurs, que j’avoue aujourd’hui

Qu’il vandroit mieux cent fois 1 être au diable qu’à lui.

Que ne le quittes-tu ?

S GA N A R EL LE. i . '. ■

Le quitter ! comment fgirc?

En grand seigneur méchant est une étrange affaire. Vois-tu, si j’avois fui , j’aurois beau me cacher,

Jusque dans l’enfer mèmeil viendroit me chercher.

La crainte me retient ; et, ce qui me désole-, ,

^ C’est qu’il faut avec lui faite souvent l’idole ,

Louer.ce qu’on déteste, et, de peur du bâton, Approuver ce qu’il fait, et chanter sur son ton. , .

Je crois dans ce palais le voir qui se promène : > - C’estlui. Prends garde, au moins....

' v Ne t’en mets point en pe ine.

SGANARELLE

v Je t’ai conté sa vie un peu légèrement ,

C’est à toi là-dessus de te taire; autrement....

gu sm an , s'en allant.

Necrainsrien. *

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