SG A N A R E L LE
'• . Et plus qu'abominable, •'
Il sp moque de tout, ne craint ni dieu, ni diable;
Et je ne doute point , comme il est sans retour,
Qu’il ne soit par la foudre écrase quelque jour.
11 le mérite bien; et s’il te faut tout dire,
Depuis qu’en le servant je souffre le martyre,
J’en ai vutantd’liorreurs, que j’avoue aujourd’hui
Qu’il vandroit mieux cent fois 1 être au diable qu’à lui.
Que ne le quittes-tu ?
S GA N A R EL LE. i . '. ■
Le quitter ! comment fgirc?
En grand seigneur méchant est une étrange affaire. Vois-tu, si j’avois fui , j’aurois beau me cacher,
Jusque dans l’enfer mèmeil viendroit me chercher.
La crainte me retient ; et, ce qui me désole-, ,
^ C’est qu’il faut avec lui faite souvent l’idole ,
Louer.ce qu’on déteste, et, de peur du bâton, Approuver ce qu’il fait, et chanter sur son ton. , .
Je crois dans ce palais le voir qui se promène : > - C’estlui. Prends garde, au moins....
' v Ne t’en mets point en pe ine.
SGANARELLE
v Je t’ai conté sa vie un peu légèrement ,
C’est à toi là-dessus de te taire; autrement....
gu sm an , s'en allant.
Necrainsrien. *