ACTE I) SCENE IV.' 1H
Mais sache , àme tromper quand ce cœur s’étudie, Que ta perte suivra ta noire perfidie ;
Et que ce même ciel , dont tu t’oses railler,
A me venger de toi voudra bien travailler.
S G A N AfitlLE, bas* s'
Se peut-jl qu’il résiste, et que rien ne l’^tonne ?
( Haut. ) ■ .
Monsieur..., • «
d o n j u an. , •
De fausseté je vois qu’on me soupçonne j Mais, Madame...
ELVIRE
v ' Il suffit ; je t’ai trop écouté j En ouir davantage est une lâcheté :
Et, quoiqu’on ait à dire, ilfautqu’onse surmonte , Pour ne se faire pas trop expliquer sa honte.
Ne te figure point qu’en reproches en l’air Mon courroux contre toi veuille ici s’exhaler j Tout ce qu’il peut avoir d’ardeur, de violence ,
Se réserve à mieux faire éclater ma vengeance. * Je te le dis encor, le ciel armé pour moi , . % *
Punira tôt ou tard ton manquement de foi $
Et si tu ne crains point sa justice blessée ,
Crains du moins la fureur d’une femme offensée.