DON JUAN, CHARLOTTE, MATHURINE, SGANARELLE
sganabelle, voyant Mathurine.
Au ! ah !
Voici l'autre.
mathurine.
Monsieu , qu’es’ don q’ou faites là? *
Es’ q’ou parlez d’amour à Charlotte ?
don juan, à Mathurine.
Au contraire^
C’est qu’elle m’aime ; et moi , comme je suis sincère,
Je lui dis que déjà vous possédez mon cœur.
CHARLOTTE
Qu’es’ donc que vous veut là Mathurine ?
don juan, à Charlotte.
- S . Elle a peur
tri
210 tl FEJTIN D'E PIEREÏ. ""
Que je ne vous épouse ; et je vien6 de lui dife Que je vous l’ai promis.
Quoi ! Charlotte , es’ pour rire ?
don j u a n , ci Malhurine.
Tout ce que vous direz ne servira de rien :
Elle me veut aimer.
CHARLOTTE. * , - '
Mathurine , est-il bien
D’empêcher que monsieu
don juan, à Charlotte. ,
Vous voyez qu’elle enrage.
mathurine.
Oh ! je n’empêche rien ; il m’a déjà
don juan, à Charlotte.
Je gage ; r
Qu’elle vous soutiendra qu’elle a reçu ma foi. 4
CHARLOTTE
Je n’pensois pas
don juan, « Mathurine.
Gageons qu’elle dira de moi Que j’aurai fait serment delà prendre pour femme.
MATHURINE
Vous v’nez un peu trop lard.
Vous le dites.
MATHURINE
. . .. - Tredame !
me veut bien.
MATHÜR1HÏ, ('
C’est moi qu’i veutputôt.
CHARLOTTE
Oh ! pourtant j’n’en crois rien.
I m’a vu la première , et mTa dit : qü’i réponde.
CHARLOTTE
Si v’sa vu la première , i ma vu la seconde ,
Et m’veut épouser.
MATHÜRIKE. -
Bon!....
don JtANj à Mathurine.
Hé ! que vous ai-je dit?
MATHURÎNE.
C’est moi qu’il épous’ra. Voyez le bel esprit!
don juan, à Charlotte.
N’ai-je pas deviné? la folle ! je l’admire.
CHARLOTTE
Si j’n’avons pas raison , le v’ià qu’est pour le dire?
I sait notre querelle.
MATHURINE
Oui, puisqu’i sait c’qu’en est,
Qu’i nous juge.
CHARLOTTE
Monsieur, jugé-nous , s’i vous plaît ; Laqueule est parmi nous