ACTE III, SCENE II
* SCÈNE II
LÉONOR, dans le fond ; DON JUAN, SGANARELLE.
don juan, apercevant Léonor dans le fond du théâtre. /
Ah! Sganarelle, vois. Pcut-on sans s’étonner....
SGANARELLE
Voilà ce qu’il vous faut , Monsieur, pour raisonner. Vous n’êtes point muet en voyant une belle.
DON JUAN
Celle-ci me ravit.
SGANARELLE
V raiment !
DON JUAN
Que cherche-t-elle ?
SGANARELLE
Vous devriez déjà l’être allé demander.
don juan , U Léonor.
Quel bien plus grand le ciel pouvoit-il m’acccorder? Présenter à mes yeux , daus un lieu si sauvage ,
La plus belle personne....
LÉONOR
Oh ! point , Monsieur.
DON JUAN
Je gage
Que vous n’avez encor que quatorze ans au plus.
sganarelle, bas , à don J uan.
C’est comme il vous les faut.
2<î ' LE FESTIN UE PIERRE.
LÉO N O R
Quatorze ans ? Je les eus
Le dernier de juillet.
SGANARELLE, à pari.
O ma pauvre innocente !
DON JUAN
Mais que cherchiez-vous là ?
LÉO n o r.
Des herbes pour ma tante :
C’est pour Taire un remède ; elle en prend très-souveut.
DON JUAN
Veut-elle consulter un homme fort savant ?
Monsieur est médecin.
LÉONOR
Ce seroit là sa joie.
sganarelle, d" un ton grave.
Où son mal lui tient-il ? est-ce à la rate , au foie ?
LÉONOR
Sous des arbres assise , elle prend l’air là-bas j Allons le savoir d’elle.
DON JUAN
lié ! ne nous pressons pas.
( A Sganarelle. )
Qu’elle est propre à causer une flamme amoureuse .
LÉONOR
Il faudra que je sois pourtant religieuse.
DON JUAN
Ah! quel meurtre! Et d’où vient? Est-ce que vous avez Tant de vocation....
LÉONOR
Pas trop ; mais vous savez