ACTE IV, SCENE XII
Monsieur, encore un coup...
, elvire.
De grâce, accordcz-moi Ce que doit mériter l’état où je me voi.
Votre salut fait seul mes plus fortes alarmes, ’
Ne le refusez point à mes vœux , à mes larmes j Et , si Votre intérêt ne vous sauroit toucher*
Au crime , en ma faveur daignez vous arracher ,
Et m’épargner l’ennui d’avoir pour vousà craindre ' Le courroux que jamais le ciel ne laisse éteindre. SGÀNAKELLE.
La pauvre femme ! • , . jk
* ELVIRE. A
» . . Enfin , si le laux nom d’époux
M’a fait tout oublier pour vivre toute k vous j ^
Si je vous ai fait voir la plus forte tendresse *"
Qui jamais d’un cœur nohle ait été la maîtresse , Tout le prix que j’en veux , c’est de vous voir songe^ Au bonheur que pour vous je tâche à ménager.
SGAN ARELLE.
. (iϞr de tigre ! -
ELVIRE
Voyez que tout est périssable j Examinez la peine infaillible au coupable j .Et cfe votre salut faites- vous une loi ,
Ou pour l’amour de vous, ou. pour l’ajnôur de mon C’est à ce but qu’il faut que tous vos désirs tendent f Et ce que de nouveau mes larmes vous demandent. • «i ces larmes sont peu , j’ose vous en. presser * *
*• Par tout ce qui jamais Vous put intéresser.
aGG
Après cetle prière , adieu , je me retire. •
Songez à vous : c’est tout ce que j’avois à dire.-
DON JUAN
J’ai fort prêté l’oreille à ce pieux discours ,
Madame ; avecquc moi demeurez quelques jours : Peut-être , en me parlant , vous me toucherez l’aine. EL vi R E.
Demeurer avec vous , n’étant point votre femme !
Je vous ai découvert de grandes vérités ,
-. Don Juan : craignez tout, si vous n’en profitez.