ACTE V, SCÈNE
SGANARELLE, bas.
. A plus d’une douzaine
( Haut, se voyant observe' pardon Juan. )
Ah , l’honnête homme! Allez , votre fille aujourd’hui Auroi t eu beau chercher pour trouver mieux que lui.
Il a de l’amitié Croyez-moi , qu’une femme
Sera la bien..... Et puis il la feragraud’damc. DON^îuANjà Léon or.
.Ne nous arrêtons point, ma belle ; j’aurois peur ’ .Que quelqu'un ne survîut.
sganarelle, bas , à Pascale.
• * C’est le plus grand trompenr....
pascale, à don Juan.
Où donc nous menez-vous?
DON JUAN. #
.Tout droit chez un notaire.
PASCALE
Non , Monsieur; dans le bourg il serôit nécessaire D’aller chez sa cousine , afi4 qu’étant témoin De votre foi donnée *<
DON JUAN
Il n’en est pas besoin ,
Monsieur le médecin , et vous devez suffire.
l é o n o r , à Pascale.
Sommes-nous pas d’accord ?
D O If JUAN.
. Il ne faut plus qu'écrire.
Quand ils auront signé tous deux avecque nous Que je vous prends pour femme , et vous, moi pour ép&ix ,
C’est comme si
j PASCALE. .
Non , non; sa cousine y doit être.
SGANARELLE, bas , à PctSCale.
Fort bien.
léonor.
Quelque amitié qu’elle m’ait fait paroître, Si chez elle il n’est pas nécessaire d’aller ,‘
Ne disons rien : peut-être elle voudroit parler.
DON JUAN,
Oui , quand on veut tenir une affaire secrète ,
Moins on a de témoins , plus la chose est bien faite.
PASCALE
Mon dieu! tout comme ailleurs, chez elle , sans éclat.
Les notaires du bourg dresseront le contrat.
SGANARELLE
Pourquoi vous défier ? Monsieur a-t-il la mine
( Bas à Pascale. )
D’être un fourbe ? Vôyez Ferme, chez la cousine.
don juan, à Léonor.
Au hasard de l’entendre enfin nous quereller , Avançons. *•
■ ' pascale r arrêtant Léonor. '
Ce n’est point par là qu’il faut aller.
Vous n’êtes pas encore où vous pensez, beau sire.
Dow ZJJ.ÂV r à Léonor.
Doublons le pas ensemble; il faut la laisser dire.