‹ Repertoire general du theatre francais Th. CorneilleChapitre 198 sur 200 · ACTE V, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE

SGANARELLE, bas.

. A plus d’une douzaine

( Haut, se voyant observe' pardon Juan. )

Ah , l’honnête homme! Allez , votre fille aujourd’hui Auroi t eu beau chercher pour trouver mieux que lui.

Il a de l’amitié Croyez-moi , qu’une femme

Sera la bien..... Et puis il la feragraud’damc. DON^îuANjà Léon or.

.Ne nous arrêtons point, ma belle ; j’aurois peur ’ .Que quelqu'un ne survîut.

sganarelle, bas , à Pascale.

• * C’est le plus grand trompenr....

pascale, à don Juan.

Où donc nous menez-vous?

DON JUAN. #

.Tout droit chez un notaire.

PASCALE

Non , Monsieur; dans le bourg il serôit nécessaire D’aller chez sa cousine , afi4 qu’étant témoin De votre foi donnée *<

DON JUAN

Il n’en est pas besoin ,

Monsieur le médecin , et vous devez suffire.

l é o n o r , à Pascale.

Sommes-nous pas d’accord ?

D O If JUAN.

. Il ne faut plus qu'écrire.

Quand ils auront signé tous deux avecque nous Que je vous prends pour femme , et vous, moi pour ép&ix ,

C’est comme si

j PASCALE. .

Non , non; sa cousine y doit être.

SGANARELLE, bas , à PctSCale.

Fort bien.

léonor.

Quelque amitié qu’elle m’ait fait paroître, Si chez elle il n’est pas nécessaire d’aller ,‘

Ne disons rien : peut-être elle voudroit parler.

DON JUAN,

Oui , quand on veut tenir une affaire secrète ,

Moins on a de témoins , plus la chose est bien faite.

PASCALE

Mon dieu! tout comme ailleurs, chez elle , sans éclat.

Les notaires du bourg dresseront le contrat.

SGANARELLE

Pourquoi vous défier ? Monsieur a-t-il la mine

( Bas à Pascale. )

D’être un fourbe ? Vôyez Ferme, chez la cousine.

don juan, à Léonor.

Au hasard de l’entendre enfin nous quereller , Avançons. *•

■ ' pascale r arrêtant Léonor. '

Ce n’est point par là qu’il faut aller.

Vous n’êtes pas encore où vous pensez, beau sire.

Dow ZJJ.ÂV r à Léonor.

Doublons le pas ensemble; il faut la laisser dire.

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