ACTE I T , SciHE V
Vous avez pour la gloire une ardeur sans pareille : Mais, Madame, je sais ce que je vous conseille } vous me croyez , quels que soient mes avis-, Vous vous trouverez bieu de le* avoir suivis.
* ‘ ARIANE
Qui? moi les suivre? moi, qui voudrois pour Thésée A cent et cent pe'rils voir ma vie exposée ? *
Dieux ! Quel étonnement seroit au sien égal,
S’il savoil qu’un ami parlât pour son rival,
S’il savoit qu’d voulût lui ravir ce qu’il aime?
PIRITTtoÜS.
Vous le consulterez ; n’en croyez que lui-même.
Quoi! si l’offrç d’tm trône avoit pu m’éblouir,
Je lui demauderois si je dois le trahir ,
Si je doisVexposer au plus cruel martyre Qu’un amant.....
pirttboüs.
Jc'n’ai ditSpicce qne j’ai dû dire.
Vous y penserez mieux; et peut-étrè qu’un jour Vous prendrez un peu moins lœparti de l’amour. Adieu, Madame.