A R KA NE
Il dit ce qu’il faut qu’il me dise !
Demeurez. Avec moi c’est en vain qu’on déguise: Vous eu avez trop dit pour ne raç pas tirer D’un doute dont mon cœur commencea soupirer.
J’en tremble ; et c’est pour moi la plus sensible atteinte. Eclaircissez ce doute, jet dissipez ma crainte: Autrement je croirai qu’une nouvelle ardeur Rend Thésée infidèle, et me vole son cœur;
38 ' . ARIANE. ,
Que pour un autre objet, sans souci de sa gloire.....
PIR1TBOÜS. f v '
Je me tais; c’est à vous à voir ce qu’il faut croire.
• 7 ' ARIANE. Jr' ’f .
Ce qu’il faut croire ! Ah dieux ! vous me désespérez. Je \ errois.à mes vœux d’autres vœuî préférés 1
Thésée à me quitter Mais quel soupçon j’écoute .
Non, non, Pirilhoüs, on vous trompe, sans doute.
Il m’aime; et >'ii mVn faut s< : parcr quelque jour,
Je pleurerai sa mort, ot non pas son amour.
P1RITHOUS.
Souvent ce qui nous plaît , par une erreur iatale
aria ne.
Parlez plus clairement : ai-je quelque rivale ? Thésée a-t-il changé ? viole-t-il sa loi ?
pi rithoüs.
Mon silence déjà s’est expliqué pour moi j Par là je vous dis tout. Vos ennuis me font peine; Mais quand leur seul remède est de vous faire reine, N’oubliez point qu’àNaxe on veut vous couronuer ; C’est le meilleur conseil qu’on vous puisse donner. Ma présence commence à vous être importune :
Je me retire. ç x .