‹ Repertoire general du theatre francais Th. CorneilleChapitre 31 sur 200 · ARIANE, PIRITJIOÜS, PHÈDRE, NÉRINE · texte numérisé non relu

ARIANE, PIRITJIOÜS, PHÈDRE, NÉRINE

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Hç bien, ma sœur, Thése'e est-il inexorable?

N’avez-vous pu surprendre un soupir favorable?

Et quand au répentir on le porte à céder ,

Croit-il que mon amour ose trop démauder?

PUÈDRE,. ■ » ■>**

Madame , j’ai tout fait pour ébranler son ame

J ai peint son changement lâche, odieux, infâme.

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ARIANE. - . » V

Pii'ithoüs lui-même est témoin des efforts

Par où j ai cru pouvoir le contraindre au remords.

11 connoît et son crime et son ingratitude ; \

Il s en hait; il eu sent la peine la plus rude;

Sûs ennuis do vos maux égalent la rigueur :

Mais 1 amour en tyran dispose de son cœur ;

Et le destin, plus fort que sa reconnoissauce,

Malgré ce qu il vous doit, Ton traîne à l'inconstance.

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ARIANE

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Quelle excuse ! et pour moi qu’il rend peu de combat!

Il hait l’ingratitude, et se plaît d’être ingrat!

Puisqu en sa dureté son lâche cœur demeure,

Ma sœur, il ne sait point qu il laudraque j’en meure; Vous avez oublié de bien marquer l’horreur Bu fatal désespoir qui règne dans mon cœur;

Vous aVez oublie, pour bien peindre ma rage , D’assembler tous les maux dont on connoît l’image :

Il y seroit sensible, et ne pourroit souffrir Que qui sauva ses jours lut forcée à mourir.

PHÈDRE

Si vous saviez pour vous ce qu’a fait ma tendresse,

V ous soupçonneriez moins

ARIANE/ ' '

J’ai tort, jele confesse;

Mais, dans un mal sous qui la constance est à bout,

On s’égare, ou s’emporte , et l’on s’en prend à tout. P1RITUOÜS.

Madame , de ces maux à qui la raison cède ,

Ee temps qui calme tout est Tunique remède;

C’est par lui seul

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