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Qu’auroit fait sa présence, Qu’accroître de vos maux la triste violence?
ARIANE.'
M’avoir ainsi quittée, étpaHoutrue trahir ? ,
- \ ■n.érine.
Vous lûavezcommandé. . ^
De voit-il obéir?-
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PERI ITE. v< >
Que vouliez-vous qu’jlfît? voùs pressiez sa retraite. ; ■* ■ /AsriARï.
Qu’il sut en s'emportant ce qttel’amour souhaite.
•ACTE III,’. frCÈNE V» * 5n
Et qu’il mon désespoir souffrant un libre cours ,
Il s’entendît chasser, et demeurât toujours.’ Quoique sa trahison et m’accable et me tue ,
Au fnoins j’aurois joui du plaisir de Sa vue. ftftisilnesauroitplussouirrirlamienne. Ah dieux! As-tu vu quelle joie a parurlans ses yeux , Combien il* e^t sorti satisfait de ma haine ?
Que de mépris!
' < ! RIRINt. (|
Son crime auprès de vous le gène , Madame ; et n’ayant point d’excuse à vous donner , S’il vous fuit , j’y vois peu de quoi vous étonner :
Il s’épargne une peine à peu d’autres égale.*
ARI ane; „ . - . *'■
JL* - , , ,
M’en voir trahie ! il faut découvrir ma rivale. Examine avec riioi. De tout^qette cour '
Qui crois-tu la plus propre à donner de l’amour ? Est-ce Mégisft:, Eglë, qui le rend infidèle?
De tout ce qu’il y voit Cyarie est la plus belle :
B lui parle souvent ; mais , pour m’ôter sa fo^ Doit-elle ê tre li ses yeux plus aimable que njpi? Vains cl foiblcs appas qui m’aviez trop flattée, ; Voilà votre pouvoir , un lâche m’a quittée !
Mais si d’un autre amour il se laisse éblouir , Peut-être il n’aura pas la douceur d’en jouir Il vg'rra ce qué c’est que de nte percer l’amc. Allons,, Nérine , allons; je suis amante et femme: Il veut ma mort , j’y cou rs ; niais , a van t que mourir Je ne sais qui des deux aura plus a souffrir.