OE N A R Ù S
Vois par là de l’amour le bizarre caprice.
Phèdre dans sa beauté n’a rien qui n’éblouisse 4 J.es charmes de sa sœur sont k peine aussi doux,j Je n’ai qu’a direuu mot pour en être l’époux : Cepcndantquoiqu’aimable, et peut-être plus belle ,
Je la vois, je lui parle, et ne sens rien pour elle..
Non , ce n’est ni par-choix , ni par raison d’aimer , Qu’en voyant ce qui plaît on se laisse enflammer :
D’un aveugle penchant le charme imperceptible Frappe , saisit , entraîne , et rend un cœur sensible; Et, par une secrète et nécessaire loi ,
On se livre k l’amour sans qu’on sache pourquoi.
Je l’éprouve au supplice où le ciel me condamne.
Tout me parle pour Phèdre, ci tout contre Ariane ;
Et , quoi que sur le choix ma raison ait de jour,
L’une a ma seule estime , et l’autre mon amour.
• A R C A Si
Mais d’un pareil amour n'êtes-vous pas le maître ?
Qui peut tout ose tout. * ’•
i peut i
OE N À R U S. : ' i ' 1
Que me fais-tüconnoîtreî