‹ Repertoire general du theatre francais Th. CorneilleChapitre 52 sur 200 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

" ARIANE, ? NÉRINE

■ ■ Twérinë. , : ,

U» pfeùplus de pouvoir, Madar&e, sur vous-même. A quoi sert cetransport-, ce désespoir extrême?

Vous avez , dans un trouble à mil autre pareil , Prévenu cé matin le lever du soleil : - .

Dans le palais, errante , interdite , abâtttie ,

Vous avgz laissé voir la douleur qui vous lue :

Cene sont que soupirs , que larmes , que sanglots.

ARIANE

On me trahit, Nérine; où trouver du repos?

Quoi! ee parlait amour dont mon ante ravie v Ne creyoiï voir la fin qu’en celle de ma vie.

Ces feux , ces tendres feux pour moi trop allumé»,

Dans le cœur d’un ingrat sont déjà consumés !*

Thésée' avec plaisir a pu les voir éteindre !

Ma mort n’est qu’un malheur qui ne vaut pas le craindre! Et ce parjure amant qui Se fit de ma. foi ,

Quoiqu’il vi ve-tou joürs, ne vivraplus pour moi!

Que fait'Pirithoüs? viendra-t-il ? i

Page 1