‹ Repertoire general du theatre francais Th. CorneilleChapitre 53 sur 200 · V * ^NÉRINE · texte numérisé non relu

V * ^NÉRINE

•Oui, Madame;

Je l’ai fait avertir. ' - •

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Quels combats dans mon aine !

NERINE. . . .•

Piritlioüs viendra ; mais ce transport jaloux. Qu’attend-il, de sa vue ? et que lui direz-vous ?

• ARIANE

Dans l’excès étonnant de mon cruel martyre ,

Hélas! demandes-tu ce que je pourrai dire ?

Dût ma douleur sans cesse avoir lejnème cours ,

Se plaint-on trop souvent de cè qu’on sent toujours ? Tu dis donc qu’hier au soir chacun avec murmure Parloit diversement de ma triste 'aven turc ,

Que la jeune Cyane est celle que l’on croit Que Thésée.... " * . ; *

NERINE.

On la nomme à cause qu’d la voit :

Mais qu’en pouvoir juger? il voit Phèdre de même ; Et cependant, Madame, est-ce Phèdre qu’il aime?

ARIANE.,

Que n’a-t-ilpu l’aimer ! Phèdre l’auroit connu ,

Et par là mou malheur eût été prévenu.

De sa flamme par elle aussitôt avertie , v-

Dans sa première ardeur je l’aurois amortie.

Par où vaincre d’aillenrs les rebuts de ma sœur?

NERINE.

En vain il auroit cru pouvoir toucher son cœur j Je le sais: mais enfin quand un amant sait plaire?. Qui consent à l’ouïr peut aimer et se taire.

Je soupçonnerois Phèdre , elle de qui les pleurs Sembloienten s’embarquant présAgernos malheurs !

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