‹ Repertoire general du theatre francais Th. CorneilleChapitre 60 sur 200 · NÉRINE · texte numérisé non relu

NÉRINE

Sladame , après ce qtie je voi ; ,

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Je l’avoue, il n'îcsl plus ni d’houncur ni de foi Sur les plus saints devoirs l’injustice remporte.

Que de chagrins !

ARIANE

Tu vois , ma douleur est si forte ,

Que, succombant aux maux qu’on me fait découvrir, Jq demeure insensible à lorcc de soullrir.

Eufin d’un fol espoir je suis désabusée ;

Pour moi, pour mon amour, il n’est plus de Thésée.

Le temps au repentir auroit pu le forcer ;

Mais c’en est fait , Nérinu, il n y faut plus penser. Ilélas ! qui l’auroit cru , quand soniujusle lia mm e Par l’ennui de le perdre accabloit tant mon atne, Qu’en ce terrible excès de peine et de douleurs Je ne connusse encor que mes moindres mallieprs ? Une rivale au moins pour soulager ma peine M*offroit en la perdant de quoi plaire a ma hçine :

Je profuettois Son sang h mes bouillans transports. Mais je trouve a briser les liens les plus loris j Et quand dans une sœur, après ce noir outrage,

Je découvre en tremblant la cause de ma rage ,

Ma rivale et mou traître , aidés de mon erreur, Triomphent par leur luitc, et bravent ma furç,ur ! Nérinc , entres-tu bien, lorsque le ciel m’accable. Dans tout ce qu’a mon sort d’aflreux, d ? épouvantabIe? La rivale'sur qui tombe cette fureur,

C’est Phèdre, cette Phèdre à qui j’ouvrois mon cœur ! Quand je lui faisois voi.r ma peine sans égale ;

Que j’en marquois l’horreur, c'étoit à ma rivale !

Lit perfide , abusant de ma tendre amitié*

Montrait de ma disgrâce une fausse pitié!

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