AVIRON
— en pointe.
L’aviron en pointe est seul par banc de rameur.
AVIRONS — couples.
angl. double bankcdoars. — csp. rcinox atraillados. — ait doppelt ricm un eintn banck. — il. due rcrni per banco. — port.
■ emo dobro.
Les avirons sont couples quand il y eu a deux sur le même banc, de sorte que les deux rameurs sont assis auprès l’un de l’autre.
AVISO, s. ni.
angl aviso, auvice boat. — csp . einba:caciun de aviso. — ait. aviso, advis boat. — it. pèota. ]:ort. yate de aviso.
Petit bâtiment très-léger, d’une marche supérieure, et qui sert à porter les paquets. On emploie des bricks de goélettes, etc., pour ce service ; mais , dans les cas difficiles , on préfère les petits lougres, parce qu’ils marchent bien, qu’ils serrent bien le vent, et qu’en cas de navire à la vue, ils n’ont qu’à tout amener, même leurs mâts qui peuvent être disposés pour cela; alors ils sont inaperçus, et quand on les verrait, ils pourraient nager dans le vent et braver l’ennemi.
AURORE BORÉALE, s. f.
angl. aurora borealis. — csp. aurora boréal. — ail. aurora horealis. — il. aurora boreale. — port, aurora boréal.
Phénomène lumineux que l’on aperçoit vers le nord. De là son nom boréale. On nomme ce phénomène aurore, parce que sa lumière, lorsqu’elle est proche de l’horizon, ressemble à celle du point du jour.
Mairan en attribue la cause à la lumière zodiacale; il rejette l’opinion quilcurdonne une cause magnétique. Cependant elles influent sur l’aiguille aimantée et l’affolent.
Suivant Libés et Lalande, l’aurore boréale est un phénomène électrique. Cette opinion paraît aujourd’hui triomphante.
L’aurore boréale a communément la forme d’un segment de cercle dont l’horizon fait la corde. Ce segment offre à la vue des variétés infinies. On en voit sortir d’abord des arcs lumineux, puis des jets et des rayons de lumière qui ( lorsque le phénomène est complet ) se réunissent pour former , vers le zénith, une espèce de couronne lumineuse. Si les rayons de l’aurore boréale sont bas, ils sont perpendiculaires à l’horizon, et quand ils sont plus hauts, ils vont se réunir au centre commun près du zénith, où ils ont divers mouvemens qui les font glisser les uns sur les autres. Une aurore boréale à double arc est assez rare, un arc triple est encore plus rare. V. le voyage de Maupertuis.
L’aurore boréale se fait voir le soir trois ou quatre heures après le coucher du seleil. Sa durée est irrégulière. On en a vu une à Lisbonne en 1764, qui a duré plus de quatre heures. Le phénomène décline ordinairement de dix ou douze degrés vers l’ouest. Il n’est pas encore déterminé, s’il décline vers l’est dans les endroits où la variation de l’aiguille est nord-est.
Les aurores boréales sont quelquefois assez fréquentes, et d’autres fois elles sont des années et même presque des siècles sans reparaître, dit Mairan. On les a vues en Europe assez souvent depuis 1716. Elles se montrentplus ordinairement depuis la fin de septembre jusqu’à la fin de juin. On en a cependant observé en juillet. V. la table dressée par Mairan, dans son ouvrage sur ce sujet.
Le docteur Halley a recherché leur hauteur dans l’atmosphè-
te, il l’évalue à entre treize et dix-sept lieues de hauteur perpendiculaire. Mais cette évaluation n’est pas constante, car on estima', en 1709, que celle qui parut avait une élévation perpendiculaire de près de vingt-cinq lieues.