‹ Répertoire polyglotte de la marine, à l'usage des navigateurs et des armateursChapitre 27 sur 140 · AVANT-PORT · texte numérisé non relu

AVANT-PORT

angt. eut doc». — < sp. pnerto exterior. — ail. vorhafen. — if. porto primit ro. — poil, porto exterior.

Mouillage en dehors de la chaîne , mais qui n’est pas cons-

pris dans le port ; l’avant-port est parfaitement abrité. Il

«Ta lieu que près des ports militaires.

AVARIE, s. f.

angl. average, damage. — esp. uvcria. — ait. haveric. — II. avaria. — part, avaria.

Dommage qu'éprouve un objet quelconque. En vaisseau éprouve des avaries dans sa coque, dans ses agrès et apparaux ou dans son chargement. C’est un article de jurisprudence, et l’homme de mer doit toujours avoir sous les yeux pour ce sujet le Code de oommerce, liv. II, tit. XI , et même le commentaire de Vaslin, sur l’ancienne ordonnance que le Code du commerce a répétée à peu près.

Les avaries survenues aux objets assurés, ne sont pas toujours à la charge des assureurs. C’est un objet à déterminer par la police d’assurance , et souvent la manière dont cette clause est exprimée, est une source de chicane. V. ce que nous avons dit à l’article assurance.

Le capitaine du oommerce ne doit jamais éprouver une avarie sans en rapporter procès-verbal.

AVARIE — simple ou particulière.

angl. particulnr average. — esp. avcria ordinaria , averia particular. — ail. kleine, ordinaire, einiachc , besundere haverie.

— U. avaria particolare , avaria ordinaria. — port, avaria particolare, avaria ordinaria.

Ce sont des avaries arrivées aux marchandises par leur vice propre, par tempête , prise, naufrage, ou échouement. Code du commerce, liv. II, tit. XI , article 4o5 et suivans. Les simples avaries sont supportées et payées par le propriétaire de lu chose qui a essuyé le dommage, ou occasionné la dépense, etc. ; même titre, article 4«>4- Consultez le tit. XI tout entier.

AVARIE — grosse.

angl. conimon average, large ave: âge. — esp. averia gruesa —

ait. geiueioe haverie, grosse haveric. — it avaria di g rossa

port, avaria grossa.

Ce sont les avaries faites pour le salut commun par le navire. Ces avaries sont supportées par les marchandises et par la moitié du navire et du fret, au marc le franc de la valeur. Code de commerce, liv. II, tit. XI, articles 397. 400, 4°< cl suiv.

AVARIÉ, adj.

angl. damaged. — etp. averiado. — ail. verdorbener. — il. avariato. — part avariado, marcado.

Endommagé par avarie.

AVAST. interj.

angl. fast. — t»p. bastanle. «// va»t. — il. battante. — port. butante.

Commandement pour dire assez, tiens bon là. Ce mot n’est pas général, c’est un de ceux qui nous viennent de l’anglais.

AVENTURE. V. grosse.

AVENTURIER, s. m.

Vaisseau marchand armé en guerre et marchandises avec expédition en guerre qui l’autorise à courir sus aux ennemis de l’état, commission que les nations étrangères nomment lettre de marque. L’aventurier s’expose seul, combat à l’occasion et fait même des prises quand le cas y écheoit, le tout sans préjudice de son commerce. V. lettre de marque.

AVEUGLER, v. a.

angl. to chinse, to fother, tu parce!. — ctp. atbrrar. — ail. nathen dicht topfen. — it. aitagnare. — port, tapar, l'orrar, forlar as coitnras.

Étancher, ou à peu près une voie d’eau , mais provisoirement.

On aveugle un coup de canon avec un lapon conique d’étoupc suiffée, c’est ce qu’on nomme tape de combat. On

aveugle une coiiture en introduisant, vaille que vaille, de l’étoupe dedans, ou bien en le recouvrant avec de la fourrure ; ou, bien enfin , avec une bonette lardée. V. bonelte.

On aveugle toujours fort mal une voie d’eau, quand elle est placée trop bas sous l’eau pour qu’on puisse y atteindre. Mais que l’hoimne de iner se persuade bien que de tous les moyens possibles de remédier à une voie d’eau, le plus dangereux, c’est de délivrer en dedans. V. étancher.

AYIItON. s. m.

angl. oar. — csp. renie. — al!, rieui. — il. remo , remeggio.— port. remo. renia.

Levier de seconde espèce dont un bout est plut et se nomme la pelle; l’autre bout est le bras, il commence à la poignée et finit sur le bord du bateau. On emploie l’aviron pour faire marcher les bateaux. La puissance est à la main du rameur ; le point d’appui est dans l’eau sur la pelle, et la résistance sur le bord du bateau.

L’eau cédant sous l’effort de la raine, il en résulte une dimihution de l’effort sur la résistance; plus le bras de l’aviron est court par rapport à la pelle , plus le rameur se fatigue et moins il produit d’effet sur le bateau; par conséquent l’aviron couple est désavantageux. On verra ;t l’article levier, le théorie du levier; mais nous disonsici d’avance à l’homme de mer, que dans le levier de toute espèce, la puissance est à la résistance, en raison réciproque de leur distance mutuelle à l’appui. Ordinairement la pelle a le double du bras en y comprenant la poignée. Le centre de l’effort sur l’eau se trouve généralement à une distance de la résistance égale à une fois et demie la longueur du bras. V. tolet et lolelière.

PARTIES DE L'AVIROX

AikCLAI*.

ITkl-JIX.

ItPACNOt. .

rot i eut if.

Poigne*.

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