II. boa di ferro. — port, boia de ferro
( aoo )
On commence à faire des bouées de tôle ; elles réussissent très-bien , surtout pour les amarres de poste.
BOUFFÉE, s. f.
Terme impropre. V. raffale.
BOUGE, s. m.
angl. bilge , rounding. — esp. cotnba. — ail. backtel. — il. ritondczza. — port, redondeza.
Tout bouge est un renflement, un gonflement local, un écartement de la ligne droite dans le milieu de la longueur d’un corps. Ainsi le bouge d’une futaille est son renflement dans le milieu de sa longueur. Le bouge d’un bau est sa courbure, son arc pris au milieu, etc.
BOUJARON. s. m.
Seizième partie du litre ou plutôt de l’ancienne pinte , c’est la ration d’eau-de-vie d’un matelot pour un repas.
BOULET, s. m.
angl. shot. — esp. bata. — ail. kugel. — if. patla dicannone.
— port. bata.
Globe de fer que lance le canon : on coule les boulets dans un moule de fer, en deux parties que l’on nomme coquilles. En sortant de ce moule , ils sont imparfaits, ils ont une couture formée par la jonction des deux coquilles et une aspérité par la cassure du jet. On les passe au fourneau de réverbère et on les rebat avec un marteau sphérique concave, sur une enclume concave de la moitié du diamètre du boulet. Lorsqu’ils sont ainsi comprimés, on les passe aux deux lunettes d’épreuves, et ensuite au cylindre dans lequel ils doivent rouler et non glisser. Le boulet sort de la coquille plus fort que son calibre, afin que le martelage ne le réduise pas au-dessous de ses proportions, et il pèse toujours un peu
plus qu’il ne doit. V. vent du boulet et calibre. V. aussi canon. Le prix des boulets se maintient assez généralement à 90 fr. le millier pesant.
Les calibres en usage dans la marine, sont 36, 24, 18, 12,6 et 4* On commence à adopter le calibre de 3o. Nous n’en voyons pas la nécessité.
BOULET rouge.
angl. red hot sliot. — esp b ils cncendida, bala roxa , bala ar. die: te. — ail. glubeiide Luge). — il. palla ardente. — port, bala ardente.
Boulet ordinaire qu’on fait rougir au feu pour le rendre incendiaire, il est d’un calibre inférieur à celui de la pièce, parce que la chaleur le dilate; les batteries de côte peuvent en faire usage; mais quoiqu’il ne soit pas impossible, il serait fort difficile de s’en servir sur les vaisseaux à la voile, et au moins serait-il souvent impossible de les mettre dans les canons sous le vent, car on 11e pourrait pas élever assez la volée pour faire rouler le boulet en place; et d’ailleurs les précautions à prendre , le danger du gril , la précipitation pour que le boulet ne refroidisse pas, tout s’oppose à l’usage de ce boulet sur les vaisseaux, excepté sur ceux qui sont employés comme batterie flottante pour défendre une passe.
On dit charger à boulet ras, ou rond, ou roulant, ou nu, ou uni, pour dire qu’on met dans le canon un boulet rond tout seul.
On a essayé divers systèmes de corps lancés par le canon. Par exemple , le boulet ramé est formé de deux demi-boulets réunis par une tige de fer le tout coulé ensemble, il fait peu d’effet de loin , parce qu’il a un mouvement de rotation qui occasionne un grand déplacement dans le milieu qu’il traverse, ce qui diminue beaucoup sa portée; il a remplacé le boulet à l’ange.
Le boulet à l’ange avait une chaîne en guise de tige , à cela près il ressemblait parfaitement au boulet ramé ; on y a renoncé.
On nomme boulet fourré, un boulet d’un calibre inférieur à celui de la pièce dans laquelle on l’introduit; on l’enveloppe de toile ou de fil de caret pour qu’il remplisse l’âme du canon , il se débarrasse , en sortant de la pièce , des objets dont il est fourré; ce boulet plus léger, chassé par une plus forte charge, parcourt une plus grande amplitude; un boulet de 18, fourré dans une pièce de 48, atteint une grande portée. On en fait très-peu d’usage.
Le boulet à l’étoile s’emploie fort peu, c’est une balle de plomb du calibre de la pièce et coupée en cinq parties égales, coulées sur le bout de cinq petites branches de fer de 8 ou îo pouces de longueur, réunies toutes les cinq ensemble à l’autre bout par un anneau de fer passé dans l’œil qui termine chaque branche ; la balle s’ouvre en sortant du canon et se présente comme une étoile de 16 ou 20 pouces de diamètre , elle est propre à couper les manœuvres et le gréement d’un vaisseau ennemi.
Le boulet incendiaire ou roche à feu, est un boulet creux qui fait l’oflice d’une grenade ; il est tout-à-fait hors d’usage.
Le vent du boulet est la différence entre le diamètre de l’âme de la pièce et celui du boulet. V. canon.
BOULINE, s. f.
angl. buYvlinc. — esp. bolina, boliche. — ail . bulinie, bolinie. il. boline. — port, bolina.
Manœuvre aboutissante i\ plusieurs branches frappées sur des pattes qui sont établies sur les ralingues de chute d’une voile carrée. L’objet des boulines et de haller en avant la ralingue du vent de la voile et par conséquent de l’effacer. On abraque le balant des boulines dès que la grande voile est sur
le bord. Onabraque les boulines arec le vent du travers; on les empresse au plus près. Les boulines portent le nom de leur voile.
BOULINE. — pattes de.
angt. bowline cringlcs. — etp. garruchos de bolina. — ail. butin sprict lagel. — it. gaz ze per le patte delta boline. — pirt. garruchos de bolina.
Tout cordage épissé sur une ralingue de manière former une poignée, une anse, est une patte. Il y a trois pattes de bouline sur chaque ralingue de chute des quatre voiles majeures et du perroquet de fougue ; il y en a deux aux perroquets, c’est sur ces pattes que sont frappées les branches.
BOULINE — branche de.
angl. bowline bridte. — etp. poas de bolina. — ail. bulin spriet.
— it. patte délia boline. — port, poas de bolina.
Bout de fiiain frappé avec un nœud de bouline sur les pâttes de bouline d’une voile et dont le double est passé dans une cosse au bout de la bouline. Les branches forment entre elles une patte d’oie.
BOULINE — de revers.
angl. lee bowlines. — etp. bolina de soto vento. — ail. lee bulinie. — it. boline de sotto vento. — port, bolina de sota vento.
Ce sont les boulines de sous le vent.
BOULINE — franche ou grasse.
Les boulines sont franches ou grasses , quand on porte un peu dans la voile.
BOULINE — courir la bouline.
angl. gantclopc. — esp. correr la bolina. — ail. atrafe der bottaneclite die buliu rennen. — it. correre la boline. -port. correr a bolina.
Courir la bouline est un châtiment qu’on inflige aux vo-
leurs , en exécution d’un jugement militaire. L’homme condamné à le subir est nud de la tête à la ceinture. On lui met une manne sur la tête pour la préserver. Ensuite on tend une corde suidée et bien roidie d’un bout à l’autre du gaillard. Elle passe dans une cosse estropée d’une aiguillette qu’on amarre autour des reins du patient qui parcourt ainsi toute la longueur de la corde entre deux rangs de matelots qui le battent avec des garcettes à mesure qu’il passe devant eux. Ce châtiment est rare , il s’annonce par un coup de canon et pavillon rouge sur poupe.
BOULINE», v. n.
C’est courir au plus près, c’est faire un coup de bouline ; on dit attraper une passe à pointe de bouline.
BOULINIER adj.
angl. plyer. — esp. veloz a la bolina. — ait. so gut Iavirt. — if. .veloce alla boliae. — port, rapido a bolina.
Un bon boulinier est un vaisseau qui marche bien au plus
près.
BOULON, s. m.