‹ Répertoire polyglotte de la marine, à l'usage des navigateurs et des armateursChapitre 56 sur 140 · V.épite · texte numérisé non relu

V.épite

BROCHETER. v. a.

Ou brochette un bordage quand on prend son gabarit arec des buquettes. Nous en avons parlé à l’article border. V. ce mot.

BROSSE, s. f. brosse à tillac.

angl. bruali. — etp. eicopero, cepillo de combes. — ait. quast.

— if. brusca. — port, escosa de conve*.

Grande brosse plate , à crins très-courts, emmanchée d’un

long bâton dont on se sert pour la promener sur les tillacs,

et les nettoyer au moment où on les lave.

BROUILLARD. V. brume.

BRULOT, s. m.

angl. fire ship. — esp. brulote. — ail. brand schiff. — «f. bruîotto, navc enccndiaiia. — port, brulote.

Vaisseau plein d’artifices et destiné û porter l’incendie et le désordre dans une ligne ennemie. Le brûlot se brûle luimême pour brûler le vaisseau qu’il accroche.

Pour que le brûlot s’enflamme, on dispose sur des échafauds des deux côtés de son entrepont, une grande quantité d’artifices, et le tillac au-dessus est faiblement cloué à faux frais, afin qu’il cède facilement à l’explosion de l’embrasement, et donne passage à la flamme. On ménage entrepont des sabords fermés par bas, afin que l’explosion les ouvre sans qu’ils puissent se refermer. On garnit les hau^aqsde cravates, de

panaches et autres objets très-inflammables , les bouts de vergue sont armés de graplns Axes, et d’autres, suspendus par des catahuts, sont atalingués avec des chaînes; on laisse tomber ces derniers à bord de l’ennemi quand il est accroché, et on tourne promptement la chaîne bien étanche. Tout cela est peint et déguisé pour tromper l’œil de l’ennemi. On pousse quelquefois la ruse jusqu’à revêtir d’habits , des sacs d’étoupe pour attirer le feu de la mousqueterie et dérober la connaissance de ce qu’on médite. Les échafauds de l’entrepont sont couverts de fagots artificiels; on garnit tout de cravates, panaches, brandeset barils ardens; onysèmedes pots à feu, des grenades amorcées, et on arrose le tout avec de l’huile de térébenthine, on en répand même sur le côté du vaisseau quand on se dispose à accrocher. Lorsque le brûlot est bien accroché, l’équipage se jette dans un bateau enchaîné sous la bouteille du bord opposé à l’ennemi; le capitaine, muni de la clé de la chaîne, s’embarque le dernier et met le feu à la mèche qui aboutit au sabord de fuite , l’effet doit être instantané.

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