‹ Répertoire polyglotte de la marine, à l'usage des navigateurs et des armateursChapitre 72 sur 140 · V. bitler · texte numérisé non relu

V. bitler

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CHOMÀRD. s. m. ou cep, ou même sep. * ... i .iv.m

angl. kevel licad. — etp. escolera. — ail. belingen zu dr.m kardeel. — il. bozzello con una testa. — port, cepa de aderira». '

Fort montant solidement établi et- appuyé sur deux barrots, savoir le pied sur un barrot d’un pont inférieur, el le corps sur celui d’un pont supérieur. Ce montant est percé de dans à rouets de fonte, et sert de poulie fixe pour hisser ^divers objets pesons, comme basses vergues sur itague. Il y en a de très-petits qui sont de véritables galoches coupées, à queue el à tête. La queue sert à placer les clous qui l’attachent au vibord intérieur ; la tête sert à tourner le garant qui a passé sur le rouet; ces chotnards servent à prendre è retour les drisses de hune, et il les y tourner. L’essiep du rqp^t passe au travers du vibord et contribue à la solidité du rhontard: ce sont ces derniers qu’on nomme sep ou ccpde drisse.

CilUPINE. s. f. • ■

angl. lou er puuip box. — - «/>. inortero de la bomba. — ait. eymer. — il. gotto délia tromba. — port. nabo.

Petit cylindre qui porte le clapet intérieur d’une pompe. V. pompe.

CHOQUER, v. a., .

angl. surgr. — ctp. levantar. — ail abscliackcn. — it. sai tiare. — port, chocar.

On dit choquer au cabestan. Nous l’avons suffisamment expliqué an mot cabestan.

CHOQUER, v. a.

angl. to chcck , to stock. — esp. mollear. — ail. abacliacken.

. — it. mollare, inoliaie poco. — /orl ainollecer.

Choquer une manœuvre bien raide , c’est lui donner un peu de mou; on choque les boulines quand on leur donne subitement un peu de mou ; on choque la bouline de petit hunier dans un mauvais vaisseau qui est sur le point de refuser à virer, cela peut faire prendre le vent sur cette voile , et décider l’évolution ; mais c’est toujours une pauvre ressource. On choque toutes les boulines quand le vent devient largue.

CHOUQUET. s. m.

angl. cap. — c*p. tamburelr. — ail. eseto liaupt. — il. moro , testa di moro. — port, capa, pega.

Bloc de bois d’orme ou de noyer, ou même de chêne it défaut des autres. C’est un pnrallélipipède dont l’épaisseur est égale au tiers du diamètre du mât supérieur, la largeur égale à deux diamètres du ton du mât inférieur, et la longueur égale à trois diamètres du même ton. L’objet du chouquet est de marier un mât inférieur avec le supérieur qui le prolonge : ainsi le bas mât est uni au mât de hune par un chouquet; le mat de hune à celui de perroquet , par un antre chouquet, ainsi des autres. Le chouquet est percé de deux trous : l’un est carré , et s’emboîte dans la tête du bas mât.

Bien des chouquets ont ce trou percé de port en part ; Itriirs d’autres conservent un quart de pouce de bois au - dëSsus de la tête du bas mât, à cause des filtrations qui pourrissent le sapin très-vite quand l’eau lui vient en fil du bois. L’autre trou est rond, et donne passage au mfit supérieur. On conçoit que le chouquet est susceptible de très-grands efforts; en conséquence, on augmente sa solidité par trois chevilles de fer, qui sont rivées sur des cercles de fer dont il est environné; elles le traversent en travers du fil du bois et l’empêchent d’éclater. Les cercles du chouquet sont garnis de chaque côté d’un piton dans lequel on eslrope la poulie de balancine , et en outre , le chouquet est traversé du bas en haut par un autre piton pour la poulie de guinderesse. On a proposé de percer ceux des bas mâts de deux clans pour la guinderesse de chaque bord, et même d’un trou pour y passer un filain capable de servir de pentoire de basse vergue : tout cela est fort élégant à l’œil, mais c’est hacher une pièce, et lui retirer sa solidité, et les chouquets de bas mâts ne peuvent être trop solides. V. velture.

On a souvent fait des chouquets doubles pour la tête des mâts de hune, afin de passer et dépasser â volonté des mâts de perroquet plus considérables quand le temps le permet et surtout dans une chasse ; d’autres se contentent de les tourner en arrière pour pouvoir gréer et dégréer les mâts de perroquet sans amener la vergue de hune. Cela a été peu adopté, si ce n’est par de petits corsaires. Enfin on a fait des chouquets tout de fer, et on y a à peu près renoncé : ils fatiguent le bois qui les touche, et de plus ils sont dans le cas de toute pièce forgée qui ne travaille pas debout. Tout dépend d’une soudure bien ou mal faite. Quelquefois on dit par abréviation chouq au lieu de chouquet : c’est une locution vicieuse ; mais en générai on adopte volontiers les abréviations.

CHRONOMÈ'TRE. s. m. V. garde-temps.

C^est la montre marine ou garde-temps. On a long-temps eu recours à l’Angleterre pour ces montres, à cause du bon marché, mais enfin on a rougi d’aller emprunter à des étrangers un instrument utile à la navigation. Bertoud , et depuis lui plusieurs autres, en ont exécuté de très-bons. Le chronomètre se règle sous un méridien, et il en doit conserver l’heure exactement; mais comme il n’est point d’instrument parlait, on observe pendant quelque temps sa marche avant le départ, afin de connaître son erreur et en tenir compte. On , conçoit qu’il donne le temps moyen et on calcule en conséquence. On s’attache, dans le garde-temps, à le rendre autant que possible insensible aux irrégularités de la température , en faisant subir aux métaux qui le composent, les épreuves nécessaires pour s’assurer qu’ils conservent à tous

les degrés de l’échelle du thermomètre, invariablement leurs dimensions : on obvie à l’usé des frottemens en faisant pivoter surdiamant. V. l’article longitude.

CHUTE, s. f.

angl. dept. drop. — esp. caîda. — al!. (tehen de teiten. ~ il. ' caduta. — port, cahida.

C’est la plus grande longueur d’une voile du haut en bas. L’Escalier , Bourdé et l’Encyclopédie veulent que la chute se compte au milieu de la voile, nous croyons que c’est une erreur. Le mot ralingue de chute indique que la chute n’est pas ailleurs qu’à cette même ralingue. J. Moore dit que la chute d’une voile est la longueur de la plus longue toile, 'eble mot allemand seiten, côté, exprime la place de la chute; $’ilen<étnit autrement, il s’en faudrait beaucoup que la chute. d’une. V|Qile très-échancréc , fût sa plus grande longueur. Le chute d’une voile se mesure depuis Peinpoinlure jusqu’au point d’écoute. 11 ne faut pas confondre chute et guindan. V. guindan.

CIEL. s. m.

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angl. sky. — ctp. cielo. — ail. liimmel. cèo.

Aspect de l’espace que nos yeux découvrent à plus ou

moins de distance au-dessus de notre tete. On nomme vieux ciel parmi les marins, cet espace quand il paraît azur; et lorsque le ciel se débarrassant des nuages commence à paraître bleu, les marins disent que le temps se pare et qu’on voit le

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vieux ciel.

Le ciel de la galerie est supprimé, c’était son plafond, Içs

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Anglais lont conserve.

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. CIÈttGE. s.m. . „t,i.iu.^ in on >up

Le cierge d’échafaud se nomme aussi foran. C’est une longue pièce de bois brut que l’on plante tout autour d’un vaisseau en construction. Ce sont ces cierges qui soutiennent l’extrémité de toutes les traverses sur lesquelles on place les échafauds.

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CIERGÉ. adj.

angl. an end, up riglit. — esp. derecho. — ail. gerad. — ; il. ritto. — port, dircito.

Un mât est ciergé quand il est parfaitement tenu par ses agrès, de telle sorte qu’il semble de loin ne décrire qu’une

droite verticale du bas en haut.

CIGALE, s. f.

Mot local inusité sur l’Océan , et qui signifie l’organeau de l’ançrq.^ p ,

CIGOGNE; s. f* -i- •'

Ou cou de cicogtie, c’teSt la manivelle recourbée. J

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CILINDRE. s. m.

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angl. barrel. — ctp. cilindro. — ail. walzc. — il. cilindro. —

port, cilindro. .-ni . • Ii . . «■ i ■ -■ i ImIi > tl«<*-»it« j'M-i-r

On donne ce .nom quelquefois au -marbre do la roue du gouvernail.

CINGLER, v. n. •

angl. to sail , to be underaail. — etp. cing’ar , velejar. — ail. segcln. — it. poggiarc , vclcggiare. — part, singrar , andar para diante.

C’est courir par le moyen des voiles. Une sorte d’habitude fait que ce mot ne s’emploie qu’avec un certain sillage; on ne l’emploie guère qu’au plus près.

CISEAU, s. m.

■an:.'!. chisel. — etp. eseoplo. — ail. bétel. — it. scarpello. — port, escopro.

Instrument acéré, à biseau d’un seul côté, et qui sert aux charpentiers à hacher le bois à coup de mailloche.

CISEAU à froid.

angl. cold ebise1, — etp. corta hierro. — ait. lait meissel. — it. cesello temprato. — port, escopro per cortar o ferro.

Ciseau fortement acéré trempé très-dur à deux biseaux,

sans manche ; il sert à couper le fer.

CISEAUX. Voiles en ciseaux.

angl. bagpipc. — erp. vêlas en fixeras. — ail sclinre. — il. vele corne forbici. — port, vêlas cornu tesouras.

Une embarcation vent arrière a ses voiles en ciseaux, si ces voiles sont latines ou même auriques et si elles sont bordées l’une d’un bord, l’autre de l’autre bord. Ce sont les voiles latines en ciseaux qui ont donné lieu au nom d’oreilles de lièvre.

CITERNE, s. f.

angl. cistern. — etp. cistcrna. — ail. cistcrnc. — il. cisttrna.

— port, ci.slerna.

Bateau de service dans les ports de la marine royale, et qui sert à porter la provision d’eau aux vaisseaux sur rade.

Caisse du robinet de la cale par le travers du grand panneau. Le côté d’un vaisseau du roi est percé d’un trou rond d’à peu près un pouce de diamètre au - dessous de la flptaison. On y introduit un robinet de fonte avec toutes les précautions qui peuvent le rendre parfaitement étanche. La citerne ou la caisse qui le renferme est très-forte et fermée

d’une clé qui reste à la disposition du premier lieutenant. La principale utilité de ce robinet est de remplir aisément et malgré le plus grand sillage , les pièces à l’eau qui se vident parla consommation, et qu’il faut toujours conserver pleines

pour entretenir les pesanteurs à leurs places. <

CIVADIÈRE. s. f.

angl. sprit sail. — csp. cebadera, abanico. — a II. blinde. — il. civada, sacolega. — port, cevadeira, vêla de espicha.

Voile suspendue sous le beaupré d’un vaisseau. La vergue

de civadière est utile comme levier pour roidir les haubans

du bout-dehors de beaupré. Quant à la voile, elle contribue

si peu à faire marcher le vaisseau qu’il y a beaucoup de ma -'

rins qui ne l’enverguent pas. Elle porte un peu vent arriére

et reçoit les égoûts du vent qui lui tombent pardessous la

misaine. • . >

CIVADIÈRE, fausse civadière ou contre civadière.

angl. sprit top sail. — csp. sobre cebadera, contra cebadera. — ail. sebieb blinde. — il. contra civada. — port, sobre cevadeira.

Voile tout-à-fait inutile, et très-souvent on n’en garnjt même pas la vergue. Cette vergue a un racage qui se meut sur le bout-dehors de beaupré avec un palan debout. La voile se borde sur la vergue de civadière et de grand largue , reçoit le vent qui tombe des focs. Au surplus c’est un mauvais système de voile; les boneltes les abritent de vept arrière, et leur position inclinée les fait haler plutôt à culer qu’à courir de l’avant, quand le vent est un peu près.

CIVIÈRE, s. f. V

! Suspente de la civadière. C’est une estrope qui l’anit au beaupré.

CLAIR, adj.

angl. ctear. — tspi claix). — ail. klabres wetter. — if. tempo chiaro. — port, claro.

Le temps est clair quand il est serein, ou du moins quand

U n’cst pas chargé de grain* ou de nuages; il claircit quand il devient clair.

CLAN. s. ni.

angt. gheave hole. — csp. taxera. — ail. h oh le. — it. cehio rit bozzclfo. — port, ollio de buiu moulât;.

Ouverture longitudinale faite u’importe où poury placer un rouet de poulie, dans ce cas le clan fait fonction de poulie; il est fixe, quand il est percé dans le vibord ou dans un chonmard, ou dans les bouts de vergue; mais il est mobile dans le pied des mâts que l’on guindé, le clan est poulie fixe dans le bossoir. En un mot, le clan est une poulie d’uue forme différente des autres, mais sur le même système. Le clan est souvent percé dans un pouliot. Y. pouliot.

CLAPET, s. m.

angl. valve, clapper. — csp. chapaleta, zapala. — ail. klappen,

— it. saoduco. — port, chapaleta.

Soupape des heuses et des chopines. Y. pompe. V. surtout soupape.

CLAPET de dalot. V. maugère.

CLAPOTAGE, s. m. ou clapotis.

angl ripliog. — esp. einbate del mar. — ail. bewcguiig deu see. — U. agituzionc piccolina délia mare. — port, agitat Au do mar.

Légère agitation à la surface delà mer. Cela se compose d’une infinité de petits flots qui se succèdent de très-près et dont l’élévation est très-petite. Cela a lieu dans les ports dès qu’il vente. La mer commence par se rider et le clapotage se forme ensuite. II s’élève au-dessus du niveau de l’eau , ainsi

on ne peut juger ni le tirant d’eau d’un vaisseau , ni l’élévation de la marée, quand il y a du clapotagl; le courant, même avec calme, donne du clapotage; le voisinage d’une roche en occasionne; le plus léger cours d’euu clapote quand il va contre le vent. À la mer, le clapotage se dessine sur i de plus grandes proportions; si l’on observe bien on verra qu’il se compose de deux courbes qui se réunissent en sens

concave pour former un angle; la laine au contraire est toujours convexe. Le clapotage n’a pas de direction, là Taine en a toujours une. * A i

CLAPOTEUSE. adj.

angl. confuaed sea. — esp. picada. — ait. bcwegdt »ee. — il. agitata. — port, agitado.

La mer est clapoteuse quand elle conserve par force d’inertie le mouvement que des vents différens lui ont imprimé.

Ce clapotage peut se trouver assez fort au large, et comme il n’a pas de direction , ses oscillations se choquent dans tous les sens, brisent les unes sur les autres et fatiguent le vaisseau qu’elles agitent en sens différens.

CLAPOTIS. V. clapotage. i ! i/

CLARIÈRE. s. f.

Petit espace libre au milieu des glaces ou d’une banquise ; petit intervalle qui permet le passage aux vaisseaux qui s’y trouvent. Par allusion , on a quelquefois donné ce nom à.jih

espace libre au milieu d’un banc de rescifs.

r t ■ / loTé.I '

CLASSES, s. f. ' ■

angl. regitering of sea men. — esp. clases. — ail. olassen. — il. classe dei marinier! registrati. — port, classe.

Tout marin qui n’est pas officier breveté de la marine royale est soumis aux classes depuis dix-huit jusqu’à cinquante ans. Chaque homme est inscrit avec ses noms, prénoms, lieu de naissance, domicile, grade, paie, et l’on tient fidèle compte de tous ses services; tout marin soumis aux classes est tqnude marcher et de s’embarquer sur les vaisseaux du roi , quand il ën est requis par le chef des classes. Il y a un bureau des classes dans les ports du royaume qui sont de quelque importance.

CLAVET. s. ta.

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ira ni ••i vili.t J g.’

, ‘.t ■'•n sMoir.i' <L'lq

angl. caulker iron. — esp. hierro de meter. — ail. calfat cisgu. .. H i.n — il. feno di calafate. ~ port, ferro de cortar.

CLAVET à rebattre. .

angl. making ir^n. — ctp. hierro de sentar. — ail. rabat eisen.

— il. ieftoflf icbate. — port: fefro di ribeira.

Sorte de ciseau sans manche dont se servertt les calfat* pour calfater.

Il y a trois cia vêts, le siiAple, le double et ltf triple ; nous en avons rendu compte au mot calfat. Indépendamment de ces clavets , le calfat en a un très-étroit à la pointe , et très-acéré , pour tâter les clous et introduire un fil d’étoupe sous leur tête si cela est nécessaire ; ensuite il a un elavet tranchant dont il se sert pour ôter du bois où cela est nécessaire. Le calfat garnit son petit doigt d’un dez de cuir, et il a bien soin de suspendre à ce doigt son elavet par un tout petit erseau , pour qu’il ne lui échappe pas sous un faux coup de maillet. V. bec de corbin, voy. calfater. . \ ; .

CLAVETTE. s. f. Synonyme de goupille.

CLÉ ou clef.

La marine donne ce nom à différens objets qui ne se ressemblent pas du tout. V. ci-dessous.

CLE de mât de hune.

angl. fid. • — esp. cuna. — ail. schluss hoir, der stengen. — it. cassa cavallo. . — port, cunho do mastarco.

Lingot quadrangulaire de fer, que l’on passe dans le pied d’un mât de hune quand il est guindé. La clé repose sur les élongis , et soutient le mât dont elle supporte non-seulement le poids , mais encore tout l’effort des haubans et galhaubans quand on les raidit. Elle n’est pas carrée; deux faces sont plus grandes que les deux autres , et elle se place sur le can. Elle a vers la tête un épaulement qui l’empêche d’entrer trop avant dans son entaille, et elle est percée d’un petit, trou, dans lequel on passe une aiguillette qui sert ù la saisir et la suspendre quand elle n'est pas en place. La longueur de la clé est égale à la distance comprise entre les deux faces exté-

ricures des élongis ; ou a soin de garnir ia partie supérieure i de l’entaille faite dans le pied du mfit, en j plaçant une petite lame de fer qui repose sur la clef; on garnit aussi les élongi* de deux gardes de fer à Tendroit où la clef porte, afin d’empêcber le bois de se manger.

Il est assez d’usage de faire en bois, les clefs des mâts de perroquet sur les petits vaisseaux , mais nous pensons qu’il est bon qu’elles soient de fer dans tous les vaisseaux.

Qn a perfectionné les clefs des mâts de hune ; le temps fera connaître ceux de ces perfectionnemens qui mériteront de rester.

CLÉ — être en clé.

Un mfit de hune est en clé quand il repose sur sa clé.

CLÉ de beaupré.

angl. chock of tlie howsprit. — rlp. entreuiiche «.dire <d baupies. — ail. srhlot hoir de» bugs priets. — il. incimenlo de!

Dopresso. — port, cliave de gurupea. trcm( e do gurujies.

Sorte d’entretoise qui recouvre le beaupré au-dessus de l’étrave, entre les deux apôtres qui le contiennent tribord et bâbord.

CLF de bas mât ou clef du pied des mâts.

angl. quota of Ihc step. — csp. ctioa de la carliuga. — nll.

I.uuljes \ou mast apubr. — il. corio de la scasaa. — port. cunho de tacarlinga.

Ce sont les coins placés dans la carlingue des mâts en avant et en arrière du pied des mâts ; coins que l’on change de place à volonté pour porter le pied des mâts en avant ou en arrière, selon qu’il est nécessaire pour placer à-propos le centre d’impulsion de In voilure.

CLEFS d’entremises. V. entremises des couples.

On nomme aussi clefs, des pièces de bois appliquées sur un vaisseau en construction ; l’une est au talon, c’est celle qn’on lève in première quand le vaisseau est désacoré ; les deux autres sont*au brion, on les lève après celle de derrière; le

vaisseau doit alors éprouver un premier mouvement, dont on profite pour couper les saisines; alors le vaisseau part et se lance à l’eau.

CLEF — demi-clef. V. neud, voy. demi.

CLIMAT, s. rn.

angl. climate. — — ail. erd strich. — if. clima. —

port, clima.

Espace de terre compris eùlredeux parallèles. On compte , suivant Varenius, a4 climats d’heure, depuis l’équateur jusqu’il l’un des pôles, et réciproquement. Le premier est l’espace compris entre l’équateur et le parallèle , oû le plus long jour d’été est de 12 heures 5o’, c’est-à-dire 3o' de plus que sous l’équateur; de sorte que le commencement du premier climat a 1 2 heures de jour, le milieu 12 heures i5', et la fin 12 heures 3o', au solstice d’été. Le second finit à x3 heures de jour, ainsi des autres jusqu’au dernier climat, qui touche au Cercle polaire , où le plus long jour au solstice d’été est de 24 heures; c’est ce qui paraîtra plus clair par la table cidessous.

( Suit le tabl*au.)

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