partie pour visiter ou réparer; on délivre un bordage pour le
remplacer par un neuf, ainsi du reste; on délivre un rom-
baillet en coupant la place qu’il doit occuper.
DÉMANCHER, v. n.
angl. to get tbe b a mile out, to get clear of the channel. — esp. desmaugar.— ail. den stiel wegnehmen, aus des canal segeln.- — it. cavar il maaico, togliere il maaico, uscire del canale. —t port, desencabar.
On démanche un outil quand on en retire le manche.
On démanche quand on sort de la Manche et qu’on décape en dehors de ouessant ou des sorlingues. V. emmancher.
DEMANDE, s. f.
Une pièce de bois est à la demande, quand elle est à peu près telle. qu’on la veut, de sorte qu’on puisse la mettre en place avec peu de travail.
DEMANDER, v. a.
angl. lo draw. — esp. atiesarse. — ail. begehren. — il. tirare.
— port, pedir.
C’est appeler, sentir la puissance. Quand on est dans le cas de filer, on file à la demande , c’est-à-dire autant que la corde indique que la résistance sent là puissance. Quand on
vient de mouiller, ou attend que le câble demandepéëf Üet' 1 on cesse d’emplojer' ee taot qubnd'ën tievént plus fifCr. DÉMARRAGE, s. in.
angt. castîng loose, nnmooring.— esp. rompïmiento o levada de . 1 1'.> I Las amarras. — ait. lo* reissen. - it. distaccatura, dismarazioac. — port, desamarramento, leva das amarras.
Action de démarrer un vaisseau, ou l’action d'un vaisseau qui démarre par la force du temps. On dit qu’il y a du démarrage sur une rade, quand plusieurs vaisseaux chassent jep uns sur les autres, mêlent leurs câbles et leurs ancres, et se mettent en confusion.
DÉMARRER. y. a. et n.
angt to unmoor. — esp. desamarrar, llevar las amarras. — ait. a nier liebten. — it. dismarrar. — port, desmarrar. ■ ■ •
On démarre un vaisseau dans un port quand on lève toutes ses amarres pour lui faire faire un mouvement; on le démarre sur rade quand on lève toutes ses ancres et qu’on le met sur un corps-mort.
Un vaisseau démarre quand il casse un câble ; il est en dérive s’il les casse tous ; il démarre quand ses ancres chassent. — On démarre un cordage quand on le détourne de son tournage , quand on défait l’amarrage qui le retenait.
DÉMAT AGE. s. m. Action de démâter. V. ce mot.
DÉMÂTÉ, adj. Participe de démâter. V. ce mot.
DÉMÂTER, v. a. n.
angt. to dismast. — isp. desarbolar, llevar lus palos , quitar lus mastille». — ait. e inen masten aus setzen. — il. disarburare.
— poit. levar hum mastro^esmastrear, desarvorar.
On démâte un vaisseau quand on lui retire ses bas mâts. DÉMÂTER, v. a.
angl. to sbot awny a mast lo shot off. — esp. derribar un tuas- • til, picar un palo. — atl chien mast kappen. — it. tagliarc
un albero. — port, picar hum mastro, derribar hntn mastro.
On démâte un vaisseau ennemi quand on lui coupe un mât
à coups de canon.
DEMATER*,*, t#p d, M fo»* ,Y*lltuorni »L fnou
ajlgt. ,U> carry. a»ay a niant, tu «pend a raast, — asp., roiljppr no n>>
palo, perde ro n i | alu. — ait. cinnn tuant ubei bord scblin-
gen, einen raast ab segeln, einen mast verüereu.
dero un alberu , t.isarbolare. — port, perder liutn mastro.
On démûte quanti la force du vent rompt un mût oui force à le couper. Dans un grain, dans un faux lan, dans un tangage, on peut démûter de ses mûts de hune; un vaisseau
démflte de tous ses mûts quand la tempête les lui fuit rompre.
, . , . . , i : t*nu ni* 3üt.-<
DEMEURER, v. n. .
angl. to bear. — ttp. restar. — ail. bleiben, — il. restare. — port, morar.
On dit plus correctement rester; onpeut dire, ouessant demeurant E. N. E. too lieues. V. rester et relèvement. DEMEURER de l’arrière.
<t»£f.'tô'drop a stem. — esp. morar detras. — ad. binlen bletben.—- it. dtuiurare dietre. — port, morar a tta*.
Se dit d’un mauvais marcheur. V. culer». *
DEMÏ-A-DEMI. adv.
Un assemblage est demi-à-demi quand les pièces s’entaillent réciproquement l’une dans l’autre A la moitié de leur épaisseur.
DEMI-BANDE, s. f. V. bande.
DEMI-CLÉ. s. f. •’ . -.l./'/Ulif
angl. hitcli, clove hitch. — etp. vuelta. — ait. stich mit einen ) tau. ■ — It. voila. — port, volta.
Sorte de nœud très-fréquemment usité sur les vaisseaux.
Une demi-clé ne tient rien, mais deux demi-clé souquent et tiennent très-bien; aussi n’emploie-t-on presque générale-
ment .que ce nœud pour tout amarrer. Il ne court point, se fait rapidement, et se largue facilement. Un tour-motrt et deux cleinj-clé, font un amarrage inébranlable. DÉMONTER, v. a.
angl. to talc te pieers. — ttp. dwmyntar, deupcdir.— '*"* scliificn —ihil. didaïc, «barcarc. — port, detroontar.
batcar.
ail. ami 1
deaein-
t • . . p : •vr • •< ■ ' ••
On démonte tout ce qui est fait d’assemblage quand on défait cet assemblage. On dit démonter un fronteau , démonter une chambre, etc.
On démonte un capitaine quand on lui retire son commandement.
DÉMONTER, y. a.
angl. to dismount. — esp. desmontar. — ail. ab legen. — il. smontarc. — port, desmontar.
On démonte les canons d’un ennemi, quand les boulets qu’on lui envoie, brisent les affûts et mettent ses canons hors de service.
DÉMONTER, v. a.
angl. to tinhaog. — esp. calar, desarmar. — ail. ans hangen. — if. smonlarc. — port, desarmar.
On démonte le gouvernail quand on le relire de sa place, quand on l’enlève de ses ferrures. On démonte le gouvernail d’un ennemi quand on le coupe à coups de canon, au point de le mettre hors de service.
Un vaisseau qui donne un coup de talon démonte son gouvernail quand il le fait sauter de scs ferrures; on dit aussi dans ce cas déferrer. V. déferrer.
DÉMONTER, v. a.
angl. to unship. — esp. desmontar. — ail. aus sebiffen. — if. unontare. — port, desmontar.
On démonte le cabestan quand par un motif quelconque on le retire de ses étambrais.
DÉPALER. v. n.
angl. to drive a lee. — esp. tumbar a la dériva. — ail. ab treiban. — if. andare a la dériva. — port, andar a dériva.
Tomber sous le vent d’un port, et ne pouvoir le rattraper.
Être emporté dans un bateau loin de son vaisseau, et ne
pouvoir plus le rejoindre. On dépale par l’effet de la marée
comme par celui du vent.
DEM' DE LOUP. ». f.
angl. Iiag’s teelb. — esp. eoluiill.j. — ail. » ulfa zabn.— il dente de tupo. — port, dente de lobo.
Inégalité, fausse passe dans une queue de rat, dans une sangle, ou dans tout ouvrage de ce genre.
DËPAQUER. v. a. V. déferler pour les langues.
Ce mot a, pour les voiles carrées, la même signification que déferler; mais il est plus familier, plus habituel. Quant aux voiles en pointe, on dit toujours dépaquer; on dit dépaque le grand foc, etc.
DÉPART. s. m. Point de départ.
angl. departure. — esp. punto de saliila, puntode leva. — ail. ab reise. — il. punto di leva, punto di paitenza. — port, ponto de leva, ponto de partida, leva.
Le point de départ est celui d’après lequel on commence à estimer les routes du vaisseau. Ce point est détermine par des relèvemens à terre, sur des points dont la position est avérée ; mais la manière de placer ce point de départ sur la carte, et de le faire entrer dans le calcul de l’estime, est, sur les navires du commerce, extrêmement négligée. Sans entrer dans le détail des procédés employés par les marins à cet égard, nous nous bornerons è leur conseiller de ne pas fixer la latitude et la longitude de leur point de départ d’après le relèvement; nous les engageons plutôt à prendre ce relèvement pour première route. Par exemple, si on relève la , tour d’ouessant au sud-est, trois lieues, il faut partir de la tour d’ouessant, et porter pour première route trois lieues sans dérive au N. O.; par ce moyen, cette roule étant comprise dans le point, entrera pour sa part dans la correction de la variation et de la moyeune parallèle : ce qui sera plus précis que la plus grande partie des méthodes employées ordinairement.
DÉPARTEMENT, s. in.
angl. arsenal. — esp. dei artamenlo. — ail: see arsenal. — il. .
diparliinento navale, — part, dutriulo naval, amenai naval.
lia département de la marine royale est le lieu où se trouve ua arsenal de marine; c’est là que résident les officiers de la marine attachés à ce département ; c’est là que se l'ont les opérations militaires de la marine. Il y a eu France trois principaux départemcns de la marine royale i Brest, Toulon et llocheforl ; il y en a deux secondaires : Cherbourg et Lorient.
On nomme département des classes, le chef-lieu de l’arrondissement des classes.
DÉPASSER, v.' a.
<mgl. to unreeve, to shoot a head, tooutsail. — m/j. despasar, pasar delante.— ail. vui «egeln abzicchen. — il. oltre passare, passare per Tarante. — port, desenfiâr , passar a diaate.
i * On dépasse une manœuvre quand on la retire des poulies dans lesquelles elle était passée.
a* Un vaisseau dépasse bien quand , en prenant pour point de vue des objets fixes, on le voit filer avec vitesse.
5° On dépasœ un vaisseau quand, en courant comme lui, on le gagne de vitesse.
On dépasse les mats de perroquets quand, après les avoir calés et dégréés, on les retire du chouquet et d’entre les barres : ce qui se fait quand on veut les mettre sur le pont pour dés motifs quelconques.
On dépasse un port, un cap, quand on passe outre, exprès ' ou involontairement.
On dépasse le tournevire, quand on le garnit sur l’autre bord.
1 Un vaisseau dépasse le lit du vent quand, dans une évolution, après s’être rangé debout an vent, il commence son abatée sur l’autre bord.
DÉPASSER les tours.
h ngt. tu rieur lin cabres — erp. durai Ios cabos. — ait. (1er an-
' »• i ker tau klar machcu. it. clarar la gomena, 1 — port.' clarar as amarras.
C’est défaire les tours que le vaisseau a pris dans ses cibles en évitant du mauvais bord. On file pour cela le ettblC qui ne
travaille pas afin de le paumoyeretde le détourner autour de l’autre : on se sert pour cela de la chaloupe; mais si elle est absente, s’il est urgent de dépasser les tours, on suspend à grands plets les doubles ducàble nu beaupré, et on le dépasse sans chaloupe. Cette dernière opération est fatigante pour les hommes et pour le beaupré.
DÉPECER, v. a.
angt. to.ripuj>, to break up. — esp. despedazar. — ail. zersluckeD. — it. tagliar in pezzi. — port, despcdaçar-
C’est démolir un vaisseau , le détruire, le mettre en morceaux. Cette opération se fait avec quelques précautions pour sauver le fer et tirerdu bois le plus de parti qu’on peut, comine bois de chauffage.
EN DÉPENDANT, ad.
angt. edging avray. — esp. depend'ete. — ail herum drehen,
. — it. dipeudeute. — port, dependente.
C’est décrire, avec le vaisseau, une courbe autour d’un objet quand on a le vent favorable: ainsi, on rendit une pointe en dépendant, c’est-à-dire qu’on arrive autour d’elle à mesure qu’on la dépasse. On arrive sur un vaisseau en dépendant, c’est-à-dire à mesure qu’on le gagne de vitesse, afin de lui couper chemin, ou pour le garder sous son écoute et être maître de le joindre.
On dit que le vent dépend de tribord ou bâbord, quand après avoir soufflé droit de '-'arrière, il commence à incliner d’un côté. Le vent dépend du nord on du sud. ou de l’est, on de l’ouest, quand il incline de leur côté ; s’il souffle du
nord 3 O, il dépend de l’ouest, etc.
DÉPENSE, s. f. V. mise dehors.
angt. oulfit. — esp. gaMn. — ail. auf waud. — it. spesa. — port. (le. pesa, ganlo.
DÉPENSE, s. f.
C’est la cambuse. V. cambuse.
DÉPLACEMENT, g. m.
C’est le volume d’eau qu’un corps déplace pour s’enfoncer dans le fluide. Le déplacement de tout corps flottant est égal en pesanteur au poids de ce corps. Si le déplacement d’un corps est plus léger que le corps lui-même , celui-ci ne flotte pas. Plus la pesanteur du déplacement excède celle du corps, moins celui-ci entre dans l’eau pour flotter; par conséquent plus un corps, spécifiquement plus léger que l’eau, déplace, moins il plonge dans le fluide; réciproquement, moins il déplace, plus il y plonge. Voilà pourquoi, à longueur et largeur égales, un vaisseau fin, déplaçant moins par son fond , qu’un vaisseau plat, tire plus d’eau quand il est lége. Il suit de là que si on cube la partie submergée d'un vaisseau, et si on en multiplie le produit par le poids de l’eau de mer, on aura la pesanteur du vaisseau. Réciproquement, si l’on connaît la pesanteur d’un vaisseau , on connaîtra celle de son déplacement, et on déterminera sa ligne de flottaison, par conséquent l’élévation de sa batterie.
Pour cuber la carène d’un vaisseau , il faut tracer sur son plan plusieurs ordonnées, que l’on sépare par des intervalles égaux, par exemple six pieds : cette disposition divise la carène en solides prismatiques de dimensions égales niais de figu res dissemblables aux extrémités, à cause des formes du vaisseau. Ensuite on cherche la grosseur constante de tous les prismes , et on la multiplie par une somme « du quart des ordonnées extrêmes, et de la moitié des ordonnées intermédiaires des p|ans de flottaison supérieur et inférieur, et de lâ» moitié des ordonnées extrêmes et de la totalité des ordonnées intermédiaires des plans de flottaison intermédiaires, « et on obtient ainsi la solidité de tous ces prismes, en observant
I y al
d’avoir égard à l’épaisseur du bordé parce que le plan est toujours tracé hors membre.
Mais nous nous apercevons que nous devenons inintelligibles pour la plus grande partie des marins; il faudrait donner un plan tracé et un modèle de calcul , mais bien peu d’hommes de mer s’occupent de ces calculs qui sont du ressort du génie maritime. Cette théorie ne peut trouver place dans un répertoire ; il suffit de mettre sur la voie l’officier instruit àqui ces calculs sont familiers.
DÉPLANTER, v. a.
angl. to get a trip. — esp. ndoxar, volcar. — ail. lichten.— il. salpare. — port, arraocar aucora, levantar a aacora.
Si on retire de sa position un corps qui repose sur une de ses extrémités, on le déplante. Si l’on suppose une corde tirée d’un bec à l’autre d’une ancre, on verra que cette corde est à peu près verticalement placée sur le fond quand l’ancre est mouillée. En faisant force sur le câble à pic, on contraint la verge de se placer elle-même verticalement. La corde de l’arc formé parles bras se renverse, alors, c’est ce qu’on nomme déplanter. Cette opération exige de la force dans les fonds tenaces, parce que l’ancre est obligée de rompre le terrein pour se défouir. On vok qu’il y a de la différence entre déplanter et déraper. Le premier signifie renverser, le second exprime un mouvement hors place, vers la force qui sollicite. Déraper, démarcher, chasser sont équivalens.
11 s’ensuit qu’on ne peut déplanter une ancre par l’oring , pour la déplanter il faut la lever par le poil.
Si l’ancre est déplantée, c’est l instant où elle va déraper. Il faut saisir ce moment précis, pour faciliter l’abattée.
DÉPLOYER, v. a.
Expression de haut style pour dire déferler. V. déferler.
On dit aussi pavillon déployé , dans le haut style, pour dire pavillon battant. ’ S
DÉPÔT, s. m. .à f i.latl
Le dépût des cartes, plans et archives de fa marine, est un établissement formé à Paris et à Versailles, sous le commandement d’un officier-général; ce dépôt e*t sous tous les rapports digne d’éloges.
Dans les Colonies, le dépôt des matelots se nomme cayenne. V. ce mot.
DÉPRESSION, s. f. .