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angt. dip. — esp, depresion. — ail. tinter drukung. — it. dépressions.— port, depressâo.
La dépression de l’horizon est la différence entre l’horizon rationnel et l’horizon sensible; l’horizon rationnel est plan, l’horizon sensible est un cône au haut duquelest placé l’œil de l’observateur. On corrige la dépression en la soustrayant de là hauteur de l’astre. V. horizon, où cet article est traité au lotig. DÉRADER. v. n.
Être emporté de la rade par la force du veut ou des con- «atns, V. affaler, dépaler.
DÉRAUNGUER. v. a. et r. »
■ Une voile est déralinguée quand le ventl’a déchirée auplès des ralingues; une voile qui n’est pas trdp usée peut sedéraliuguer quand on la fait trop battre, soit par de faux lans, sojt en la carguaot ou eu la bordant. Si elle est très-usée , I» ralingue casse et la toile se déchire. Les voiles majeures sont a*s»ez sujettes à se déralinguer sous les pattes de boulines et de palanquins, parce que ce sont les endroits où le fil fatigué le* plus. U, ne voile est tout-é-fait déralinguée quand elle1 n’a1 plus de ralingues. n ii>v,
DÉRAPÊK.ïV. n. j ,
•Wsf' •«t-be.» weigli, ta rip.— esp. tohar el borado. 4- ait. *b gi liiMîun. — U. nbbamlounare i'uudo. — port. »em estai- pepatla i» le ira, desapresar.
Déraper , c’csl perdre guindée , c’est démordre , c’est corn-
rnencer à chasser. Une ancre commence par déplanter, ensuite elle dérape et quitte le fpndjiouhien si oa ne cherche pas à la relever, elle commence par dérapcr,«n8ui te elle chasse. DÉRIVE. i m .*• .t O’ÉKl
l(| gngl. dïift, 1er way. — up.de riva.— ail. leé fahrf. ^ rL Itejl riva. port, dériva. ildaià
C’est le transport d’un vaisseau sous le vent de sa rppfÇf, Toutes les fois que le vent ne vient pas exactement de I’qprière, il tend avec une force plus ou moins grande à pousser lé' vaîsseau dans la direction suivant laquelle il souffle. Mais comme le côté d’un navire offre au fluide, tant par la forme que par l’étendue de sa surface, une résistance que dans les frégates on a évaluée trente fois aussi forte que celle opposée par la proue , le vaisseau ne cède pas à toute l’impulsion perpendiculaire du vent, il court de l’avant avec plus dn moins de vitesse , suivant l’obliquité du vent: et il est bien démontré que plus il a de vitesse moins il a de dérive.
On a voulu soumettre au calcul la dérive des vaisseaüxj mais c’est une de ces questions de marine qui désole le3 géon>&rjM*,bet les- tables qu’on en a dressées n’ont pu donner de résultats satisfaisans, car ce qui est vrai pour un vaisseau est faux pour un autre.
La dérive dépend d’une telle quantité de causes, qu’elle varie non-seulement d’un moment é l’autre, mais encore suivant toutes les formes imaginables de tous les vaisseau* possibles, et comme ces formes varient à l’infini, les Vaisseaux dérivent plus ou moins les uns que les autres, unè grosse flûte hollandaise tombe en travers quand une bonne frégate dérive une pointe. Tout ce que l’on peut dire à l’homme de mer qui lit cet article, c’est que l’expérience journalière prouve que la dérive est soumise à la forme de la proue et à celle du maître-couple, par conséquent ft la résistance que leur oppose le fluide, de plus à la force du vent,
et à l’obliquité d’incidence du vent sur la voile, ainsique sur la direction de la quille, de toutes ces causes dépend la vitesse du sillage.
La dérive dépend en outre du talent du timonier , de la force et de l’élévation de la lame et de la quantité dévoilés que l’on porte, sans parler des oourans qu’on ne connaît pas. Enfin , la bande influe aussi sur la dérive , parce que le côté du vaisseau plongeant dans l’eau, lui présente une plus grande surface , par conséquent il résiste davantage à la force qui le pousse en travers ; mais en revanche , cette surface augmentant, il en résulte plus de frottement, et le changement qui se fait dans ses lignes d’eau, occasionnant une plus grande résistance à son passage au travers du fluide, sa vitesse se ralentit. Il y a de plus une autre considération, c’est que l’impulsion du vent sur la voile diminue à mesure que ia mfiture s’éloigne de la ligne verticale , par conséquent le sillage diminue et la dérive augmente. Toutes ces causes variant à l’infini et sans cesse , s’opposent à l’exactitude d’un calcul théorique. L’homme de mer doit se borner à ojiservqr soigneusement le transport de son vaisseau , pour en tenir compte dans la réduction de ses routes. On n’a rien trouvé de mieuxque de clouer, bien au milieu de la lisse du couronnement, une plaque de plomb sur laquelle on gravé une espèce de graphomètre divisé en aires de vent et en degrés, on passe dans le centre un fil que l’on dirige à l’œil, vers le sillage du vaisseau. Dans cette observation , il faut avoir égard au transport du vaisseau, car les eloûées semblent augmenter la dérive , et les arrivées semblent la diminuer.
On dérive ordinairement cinq pointes à la cape et quatre en panne.
DÉRIVE , belle dérive. »
Expression proverbiale par laquelje les matelots veulent dire qu’il y a long-temps qu’une chose est faite; ils disent, il y a belle dérive.
On dit aussi qu’on a belle dérive quand on est assez au vent d’une côte ou d’un écueil, pour n’avoir pas à craindre d’être poussé dessus par la dérive.
On dit que la dérive vaut la route, quand on est vent arriére; ou lorsqu’étant vent arrière, on met en cape, la dérive de la cape alors porte à la route qu’on ferait si on faisait servir.
On dit que la dérive corrige la variation, quand elles sont en sens opposé l’une de l’autre.
DÉRIVES, s. f. ,
angl. lce boa rds. — esp. panas por la dériva. — ail. scliwerdt.
— ilul. tavole di dériva. — port, taboas de dériva.
Espèces d’ailerons plats et minces , que les galiotes hollandaises portent des deux côtés, et dont elles se servent pour les opposer à la dérive ; elles laissent tomber à l’eau la dérive de sous le vent , cette dérive tombe plus bas que la quille , et sa surface plate opposant en travers, de la résistance au fluide, empêche effectivement un peu la dérive de ces bôtimens. DÉRIVE en, adv.
angt. a drift. — csp. a deri a. — ail. triftig seyn. — it. al la dériva. — port, a dériva.
Tout vaisseau ou bateau, ou tout objet flottant abandonna au gré des flots, du vent et du courant, est en dérive. — Un vnisseau qui lutte inutilement pour s’élever est en dérive; uu vaisseau endégral, dépalé, déradé, est en dérive.
DÉRIVER, v. n.
angt. to sag, to drive, to raake lee way. — esp. derivar. — ail. treiben, abtreiben. — it. andare a la dériva , derivare , gallegiare. — port, derivar , arribar.
'C’est avoir de la dérive; c’est être emporté sous le vent de la route. V. dérive.
On se laisse souvent dériver dans les grands cours d’eau, quand ils sont favorables et plus forts que le vent contraire. V. ancre qui drague. .
DÉBOBER» ‘V* m ju< ii »... ; • »» s
Dérober le ven*,t8e dit pnr fois pour dire abriter. Vi ce
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DERRIÈRE.' üdv; '•“' *■ "* - : Î-. )
* ttktff. abaft. — ttp. dctra*; ■—«//. hinter — >U. pér la iwppsi •»». , dietro. — port, a re, em popa. r rr
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Derrière n est pas toujours synonyme d’arrière; on commande, passe du inonde derrière, brasse tribord derrière*,1' empresse les boulines derrière ; on ne peut dans ceecas substituer le mot arrière. .. ■, /,>, ij/,irrto
Derrière est quelquefois pris pour poupe, on dit que de derrière d’uu vaisseau est orné de sculpture. , Jf *!/ ? 1 DÉS ou dé. s. m. r 1 • • ,
angl. buali, coak. — erp. aima. — ait. buseben, scheibeû est.
— il. dado. — port, dcdal. , .... v. (
Le dés est de 1er, ou de fonte ou de cuivre; c’est up fort morceau de métal dans lequel on inscrit un cercle, dp dia-j, mètre de l’essieu qui doit le traverser; on encastre le dé» bjep, solidement dans les rouets des poulies destinées à de grands efforts et dont les essieux sont de fer. Leur objet est d’empë-» cher le rouet de s’user par le frottement, et de conserver le trou du rouet constamment rond pour diminuer lesrésistanccs. Dans beaucoup de vaisseaux, les bossoirs, les eapops, les cayornes, les candeleltes ont des rouets de fonte. Le,déS;ne doit jamais tourner dans le rouet, il doit y,f tre solidement et invariablement fixé, c’est pour cela qu’on lui donne exiôj. rieurement la forme d’un triangle, par fois cependant qn se contente de lui ménager trois ou même deuxoeeiiles qui s’encastrent dans le rouet.
üa nomme aussi dés , l’enveloppe de cuir que le calfat porte à sou petit doigt. V. clavet.
DÉSAFOLUC1IER. v. n. et a.
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angl. to unmoor. — tsp. deaaflerrar. —ait. den te i anker lichten. — it. levarc un ancora, di.afrnai. — port. deiiMH rar, Henamarrnr.
C’est lever une (les deux ancres sur lesquelles un esttifluurclié et rester sur une seule uacrepoiir appareiller, Vxnppar reiller. V. affbureher. Si on peut filer l’autre câble jusque sur l’aucre d’affour, on la relève avec le vaisseau : si, pot», on l|«nr voie déplanter par la chajoupey et virant sur le câblp;pp4#le à bord la chaloupe et l’ancre.
DÉSARMÉ. part.
C’est le participe du verbe désarmer. V. le verbe.
DÉSARMEMENT, s. ni. !. .
Action de désarmer, et temps employé à désarmer. . DÉSARMER, v. a."’ *. , , ’i, ,
angl to disarm , to lay up , to dismautle. — esp. désarmai. -h- ; «U, auflcgen.— it. disarciarc. — port, dcsarmar.
Désarmer un vaisseau c’est le dégréer, après l’a voir déchargé, et avoir débarqué ses vivres, munitions, etc. Le vaisseau désarmé est dans le port , hors de commisslbn , en attendant qu’on l’arme de nouveau; il n’a plus ni état-major ni équipage, il reste confié aux soins d’un ou deux gardiens , chargés de rendre compte tous les jours de ce qui le concerne.
Le' moment décisif du désarmement, est celui oh l’on congédie l’équipage; s’il reste encore quelques travaux à faire pour achever de le mettre en état complet de désarmement, on les fait exécuter par des hommes de journée.
‘On dit qu’on désarme les avirons quand on les embarque après avoir laissé aller, on est obligé de le» embarquer quand on laisse aller avec des tôletières.
On désarme Un capitaine, les officiers, l'équipage, quand on les congédie, quand on les débarque; ce qui peut avoir1 lieu sans désarmer le vaisseau. On désarme les canons quahd on leur retire tout leur équipement.
DÉSARRIMEft. v. a.
angl. *o nnstovT. — esp. desesliva. — ail. unsiaien.' — it. ilia tiVatC. — port, desarrimar.
C’est défaire l’arrimage , c’est entamer l’arrimage pour un besoin quelconque ; un capitaine du coimnerce doit sc gafderde toucher son arrimage sans motif pressant, il en doit rapporter procès-verbal et le consigner dans sa déclaration d'arrivée. V. ce que nous avons dit aux articles affréter , arrimer.
• • • i « • » fl t • f •
DESCENDANT, s. m. '
an g!, cbb. — ctp. refluxo. — ail. cbbe , ablaufen w»s**i'. — «(. > * litluMO. — port, ruare descendentc, mate \ asante. i . .
Il est impropre de dire le descendant au lieu de dire ebbe ou fusant; mais on dit fréquemment, marée descendante.
DESCENDRE, v. n. et a.
, mél- (to run down a coast , to drop down a river , — esp. baxar, baxar una coata, un rio. — ail. eincn (luss liinab segeln, einen kuste binab segeln. — il. discendere un Hume. —
. p port, descendcr hum rio, baixar bum rio,ir agoa abaixo , ir ly abaixo.
Descendre une rivière, c’est suivre son cours en allant vers son embouchure ; on descend de plusieurs manières ; on Jfcitrçute avec le vent propice; on cajole quand le cas le requiert; on descend en draguant sou ancre. Nous avons expliqué ces manœuvres, aux mots cajoler , aDcrc qui drague, etc.
On descend une côte quand on la prolonge ayec les courans habituels, avec les vents constans, on la remonte quand on lutte contre les courans et le vent. , ^ 1((
On dit que la mer descend quand elle baisse , quand il y a jusant.
Quand on veut faire descendre les hommes qui sont dans les haubans, dans les hunes, ou sur les vergues, onsc sert du mot dévaler. V. ce mot.
Descendre à terre, c’est sortir du vaisseau pour descendre dans un canot qui conduit à terre. C’est débarquer. V. Ce mot.
DESCENTE. ». f. *
àngl. Jonding. t e,P- desembarco. — ail. Jnndung. — il. scor-
reria, disceia.— port, desembarque.
Faire une descente en pays ennemi, c’est y débarquer A main armée pour y agir hostilement.Tbe mot descente emporte l’idée d’une armée, ou du moins d’un corps de troupe* considérable ; son diminutif est débarquement, il se dit pour un coup de main.
DÉSÉCHOUER. v. n.
angl. togeta float. — ■ esp. poner a nado, désencallar. • — ali. ans dem grande ablegen. — it. disimpegnare, scagliarc. — port. 'J descncalhar. > .
C’est se remettre A flot après avoir échoué, (trifial )t