‹ Répertoires des prosateurs françaisChapitre 115 sur 320 · LE PRESENT, L AVENIR · texte numérisé non relu

LE PRESENT, L AVENIR

Les hommes passent comme les fleurs qui s'épanouissent le matin, et qui le soir sont flétries et foulées aux pieds. Les générations des hommes s'écoulent comme les ondes d'un fleuve rapide : rien ne peut arrêter le temps, qui entraîne après lui tout ce qui paraît le plus immobile. Toimême, ô mon fils, mon cher fils ! toi-même qui jouis maintenant d'une jeunesse si ^dve et si féconde en plaisirs, souviens-toi que ce bel âge n'est qu'une fleur qui sera presque aussitôt séchée qu'éclose ; tu te verras changer insensiblement; les gi'âces riantes, les doux plaisirs qui t'accompagnent, la force, la santé, la joie, s'évanouiront comme un beau songe ; il ne t'en restera qu'un triste souvenir; la -s-ieillesse languissante et ennemie des plaisirs

Page 1