LES GAULOIS
Écoutez ceux qui ont parlé du courage des Gaulois après l'avoir éprouvé, et de leur hospitalité, après avoir reposé sous leurs cabanes <ïa7'gile^ colorée : ils vous les peindront vaillants, fiers, impétueux, avides de périls et d'adversaires. Des serments, des vœux solemiels, les liaient au culte de la victoire, et leur devise était vaincre ou mourir; ils trouvaient leurs plaisirs et leurs jeux dans le choc des batailles, et, quittant leurs casques au moment du combat, ils se couronnaient de fleurs.
Résister et braver était pour eux une si forte loi, qu'ils ne cédaient pas même à la fureur des éléments. Ils luttaient avec les courants rapides et les tourbillons de la tempête ; s'ils s'étaient couchés sur le rivage de la mer lorsque le grand flot approchait, ils dédaignaient de se lever pour l'éviter, et ils sortaient plutôt qu ils ne fuyaient d'un édifice embrasé. Cette témérité que les étrangers ont appelée démence et forfanterie avait pourtant une cause noble et sublime, car ce n'était pas seulement pour paraître exempts d'effroi qu'ils agissaient ainsi, mais surtout afin de prouver qu'ils croyaient à l'immortalité de l'âme. Les Gaulois avaient une haute stature, que plus d'mie fois mesura notre
» S'il en faut croire les recherches savantes de l'historien Bouquet {Histoire des Gaulois), on trouve, dès l'an 1580 avant J.-C, et au temps même de la fondation d'Athènes par l'Egyptien Cécrop», des notions plus ou moins exactes siu: les habitants de la Gaule. — ^Anquetil, Miitoire de France.