‹ Répertoires des prosateurs françaisChapitre 170 sur 320 · LES FORETS CONSACREES AU CULTE DES DRUIDES · texte numérisé non relu

LES FORETS CONSACREES AU CULTE DES DRUIDES

Les forêts, dont ils faisaiait leurs temples, n'étaient éclairées que par des rayons vacillants et presque éteints, par des refiets} aussi pâles que les lueurs d'une lampe sépulcrale; les chênes, les sapins, les ormes, que n'avaient jamais attemts la foudre ni la cognée, étendaient leurs branches touffues sur le sanctuaire, que remplissaient les simulacres des dieux, représentés par des pierres brutes et des troncs grossièrement façonnés. L'eau du ciel, filtrée à travers cent étages de rameaux, traçait d'humides couleurs

' Ces animaux gigantesques étaient d'énormes buffles sauvages appelés iirochs. 11 en existait encore du temps de Charlemagne, qui aimait celte chasse périlleuse.

•^ Onagres. Anes sauvages.

" Prêtres gaulois. Druide, du grec cpvs (drus), chêne, arbre sous lequel les druides célébraient leurs mystères.

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