‹ Répertoires des prosateurs françaisChapitre 79 sur 320 · AMOUR DE LA CAMPAGNE ET DE LA PATRIE · texte numérisé non relu

AMOUR DE LA CAMPAGNE ET DE LA PATRIE

En tout la campagne me semble préférable aux "villes : l'air y est pur, la vie riante, le marcher doux, le vivre facile, les mœurs simples et les hommes meilleurs. ... Je préférerais, de toutes les campagnes, celle de mon pays, non pas parce qu'elle est belle, mais parce que j'y ai été élevé. Il est dans le lieu natal un attrait caché, je ne sais quoi d'attendrissant, qu'aucune fortune ne saurait donner, et qu'aucun pays ne peut rendre. Où sont ces jeux du premier âge, ces jours si pleins, sans prévoyance et sans amertume ? La prise d'un oiseau me comblait de joie. Que j'avais de plaisir à caresser une perdrix, à recevoir ses coups de bec, à sentir palpiter son cœur et frissonner ses plumes ! Heureux qui revoit les lieux oii tout fut aimé, où tout paraît aimable, et la prairie où il courut, et le verger qu'il ravagea ! Plus heureux qui ne vous a jamais quitté, toit paternel, asile saint ! Que de voyageurs reviennent sans trouver la retraite! De leurs amis, les uns sont morts, les autres éloignés ; xme famille est dispersée; des protecteurs. . .Mais la vie n'est qu'un voyage, et l'âge de l'homme un jour rapide ! . . .

Bernardin de Saint-Pierre. {Voyez la 2x19e ^l-)

ALLEGORIES.

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